mercredi 5 août 2009

Les médias se rebiffent contre l'omniprésence présidentielle

Ah, quand même, il était temps se disent certains. Mais là je dis, mon ami, arrête tout de suite ce franco centrisme, cette omniprésence lassante que l'on dénonce, ce n'est pas en France et le Président trop en vue n'est pas Sarkozy.

Dans notre pays révolutionnaire où, au lendemain de l'anniversaire de l'abolition des privilèges, on peut annoncer sans précautions superflues que les banques s'apprêtent à distribuer plus d'1 milliard d'euros de primes à leurs traders, on a le sens des convenances. (Pour être juste, les banksters se comportent chez Lady Liberty comme en Gaule, avec des montants encore plus gros)

Le prés' trop présent, c'est Obama, pas Sarkozy.

Pour filer la métaphore thierryrollandienne (ou autre commentateur sportif), il semble qu'aux Staz'unis, les mouches aient changées d'âne.

Une réforme de la Santé bloquée par les conservateurs de tous poils, quelques maladresses médiatico gonflées comme l'affaire Gates et hop, on se dit que l'état de grâce d'Obama est terminé.

Obama ne serait plus le messie attendu, annoncé, mais un président, un homme politique. L'opposition républicaine d'abord sonnée, se ressaisit et n'hésite pas à frapper, plus bas que la ceinture si nécessaire. Et les médias ne rechignent plus à servir de caisse de résonnance.

La question n'est pas celle de l'omniprésence d'Obama que l'on voudrait, vertueusement, limiter (les excès autour d'Obama ayant même entrainés sa mise en scène dans un Spiderman et autres comics, outre les radios, journaux et...à peu près tous les supports) mais bien le souci de ne pas "insulter l'avenir' en ménageant les perdants d'hier et en prenant quelque peu de distances avec un surhomme qui redeviendrait humain.

Plus que d'indépendance, les médias états uniens font preuve de sens politique.

En France, ces pudeurs n'existent pas, après Nicolas à l'hôpital, en long, large, travers, Unes de tous genres, on a Nicolas en vacances. Un Nicolas qui remonte de 12 points dans les sondages suite à son malaise vagal et qui se verrait même, c'est bon pour l'image, ça ressoude le peuple derrière le chef, menacé de mort... Pendant ce temps, on ne parle plus des sujets susceptibles de fâcher

7 commentaires:

Lucien a dit…

Bonsoir Rébus, Pour parodier Larqué, tout à fait Rébus !
Je n'en dis pas mpois à propos du roisident et des cons de français qui bavent parce que, soit disant ils ont découvert que Sarko était un homme avec ses problèmes de santé comme il le fut aves ses problèmes de divorce.
Amicalement
Lucien

La fleur a dit…

Pays révolutionnaire : c'était dans le temps ..

et cons de francais , je crois que c'est un pléonasme :-)

des pas perdus a dit…

Ah, le charme des pays latins... les petites magouilles, les histoires de cul, les amitiés clandestines, les renvois d'ascenseur, nos grands éditorialistes, économistes et philosophes...

Flèche a dit…

Normal, tout ça. Une communication bien ficelée, et voilà le président qui remonte dans les sondages.
A-t-il réellement eu un malaise d'ailleurs ?

rébus a dit…

Malaise ou pas, ça lui a permis d'occuper le terrain et de reprebdre 12 points,effectivement, Flèche

gauchedecombat a dit…

que j'aimerais le contempler du haut de mes 1m 87... en riant. Rien que pour l'agacer et le voir trépigner... sur ses talonnettes. comme Joe dalton !

rébus a dit…

vrai qu'il a de nombreux points communs avec Joe Dalton