La hype médiatique du moment, ce sont les déclarations de De Villepin, qualifiant son ex pote au croc de boucher de "problême pour la France". Il est de bon ton également de se gausser de la participation de Mélenchon au pince fesses spécial maison de retraites du gendre idéal le plus momifié de France. On peut également pour rester dans le politique évoquer l'éventuel futur remaniement.
Pourtant, pendant ce temps, il est des déclarations anodines, ou au moins passées presque inaperçues qui laissent entrevoir les futures orientations (anti)sociales du gouvernement.
Evidemment, je donne dans le procès d'intention mais les déclarations récentes de Benoist Apparu, l'ami des propriétaires, me semblent révélatrices.
Qu'a donc déclaré ce bon Benoist? Oh, trois fois rien, juste qu'il trouve très intéressante cette fantastique avancée sociale qui se profile en la perfide Albion. De l'autre côté du Chanel,les héritiers spirituels de Thatcher veulent coller des TIG obligatoires aux chômeurs.Evidemment, en cas de refus, couic, plus d'alloc, non mais oh!!!
Le petit Benoist,lui, il trouve ça intéressant. Pas adaptable (pour l'instant)parce que trop compliqué à mettre en place, mais...
La justification est toujours la même, on leur verse une alloc, il est juste qu'ils travaillent, que du bon sens mame Michu.
Oubliant au passage que ces allocs, souvent dérisoires, et toujours revues à la baisse au fil des divers accords Assedic, sont issues de cotisations sociales prélevées lors de précédentes périodes d'emploi. Eh oui, percevoir quelque chose signifie obligatoirement que l'on a travaillé ; ce n'est pas un "cadeau" octroyé généreusement mais un dû, issu de prélèvements précédents sur le salaire.
La justification de l'obligation envers la société ne tient donc plus. Oui, mais alors, quid du RMI/RSA ?
Pour l'instant, seuls les chômeurs longue durée (rappel, chômeur comptabilisé signifie chômeur indemnisé, voir ci dessus) sont ciblés mais effectivement les RSAistes pourraient être visés. Pour rappel, le RSA est de 400 euros environ (460 si absence de loyer). Faire travailler des gens 25 ou 30 heures par semaine nécessite que ce montant soit plus élevé, ou alors, on crée des travailleurs forcés, rémunérés en dessous du smic qui, à terme, concurrenceront directement les salariés munis de contrats (et de salaires ) classiques.
Sous prétexte de "recréer du lien", de "réinsérer", on voit bien que l'on ne ferait qu'exploiter des gens déjà en difficulté. Mais, euh, ce serait pas ça le but des fois (en plus de faire un petit cadeau supplémentaire au Medef - les gens les plus assistés du pays-)
Pour l'instant, ce genre de truc n'est pas à l'ordre du jour, il n'empêche que cela reste à suivre de très près.
Blog antisarkozyste primaire, nettes tendances à la critique systématique, l'auteur est du reste intimement persuadé que, en accord avec le calendrier maya, une réélection de Sarkozy entrainera bien la fin du monde en 2012
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lundi 8 novembre 2010
mercredi 24 février 2010
La crise est finie ?
Comme un mantra, depuis des mois, des ravis de la crèche le répète indéfiniment, la crise est finie, à se demander si elle a jamais existé.
Du coup, fortes de ces bonnes nouvelles, les banques offrent à nouveau de mirobolants bonus à leurs traders et circulez, y a rien à voir.
Les difficultés de la Grèce, dues à la spéculation et à ces mêmes banques, une péripétie, au plus, juste le signe que le marché, et sa main invisible dans ta gueule, reprend ses droits (et surtout son comportement irresponsable). ces mêmes banques, sauvées par l'injection ultra massive (et rapide) de capitaux publics ne sont redevables en rien et, loups affamés, attaquent en meute dès qu'une économie un poil blessée se fait sentir. C'est la Grèce assène-t-on condescendant dans les milieux z'économiques, si le prochain pays s'appelle Angleterre, ex bon soldat zélé du libéralisme roi et capitale européenne des traders, cela fera un peu désordre mais....lois du marché, tout ça.
Côté français, la consommation s'effondre en janvier, c'était le seul rouage qui tournait dans notre économie et le chômage, ô surprise, est toujours en hausse.
Mieux, ou plutôt pire, le chômage de longue durée, plus d'un an selon la définition, est justement de plus en plus long. mais, bon, selon les Wauquierz de ce monde, ce n'est pas un problême...
Dans l'article source, on apprend que le nombre d'offres collectées par Pôle Emploi s'est accru. Bien, quelques espoirs serait on tenté de croire, vite douchés par la capture d'écran (prise sur le site de Pôle Emploi, justement) du début de ce billet ,encore ne compte-ton que les personnes ayant un CV en ligne, chiffre nettement inférieur au nombre de demandeurs d'emplois et ne rentre-ton pas dans le détail des offres, certaines étant des offres proposant des trucs aussi ridicules qu'un heure ou deux de boulot par ci par là). 142 447 offres en ligne contre 844 248 CV, cherchez l'erreur (la copie d'écran est...un peu floue)
Pas grave, que les médias et les politiques continuent de s'amuser avec les Frêche , Soumaré, Pécresse ou autres et ne parlent surtout, mais surtout pas, de programmes quelconques
dimanche 20 décembre 2009
Prime de Noel RMI/RSA annulée dans les Hauts de Seine
La sarkozie se distingue une fois de plus par son immense générosité.
Après n'avoir augmenté le smic que du minimum légal, sans le moindre coup de pouce (ce qui entrainera une hausse des salaires insultante - proche de l'aumône (de l'ordre de 4 à 5 euros/mois) - et inférieures aux diverses augmentations attendues telle que celle du carburant +13 centimes par litre pour cause de taxe carbone, voici que le département pilote de la sarkozie, son coffre fort, le lieu de tous les secrets et magouilles politico-financières des grenouillants arrivistes détenant actuellement le pouvoir se distingue.
Les Hauts de Seine, accessoirement département le plus riche de France viennent de signifier que le Conseil Régional refusait cette année de distribuer la fameuse prime dite de Noêl.
Ne pas se tromper, c'est peut être encore Devedjian qui dirige mais il ne s'agit que d'appliquer les préceptes sarkoziens, pas d'argent pour les pauvres, faignasses supposées (ou avérées selon le dogme sarko droitiste).
Non, dans le 92 et les ministères amis, on veut bien augmenter les cabinets jusqu'à avoir des effectifs pléthoriques, augmenter de même les salaires de tous ces zélés petits soldats agissants au moindre claquement de talonnettes, là, budget national ou local, il y a de l'argent.
Mais les classes modestes, ou laborieuses si on revient sur une lutte des classe soit disant enterrée même vue de gauche et les "en marges du travail", exclus ou "non méritants, pour eux, NIB, que dalle, nada.
Pauvre dans les coins riches, vous pouvez vous brosser, consolez vous, pensez que vous permettez à tous ce messieurs de se gaver de petits fours ou de budgets coms énormes grâce aux économies réalisés sur votre dos.
Joyeux Noël, les fauchés, et bonne année 2010 au million de chômeurs qui sortiront des dispositifs d'indemnisation cette année.
Pas grave, pour masquer ça, continuons de vociférer lors de débats inutiles, montés de toutes pièces, telle cette fort opportune et nauséabonde identité nationale (démolie ici par Badiou), manière de stigmatiser l'autre et de grapiller de voix FN.
Putain, que faut-il pour secouer les marchands de sable qui nous endorment ? Quand se réveilleront et s'uniront les chômeurs, RSAistes, petits retraités, smicards et autres cocus et oubliés du sarkozysme triomphant, celui qui s'autocongratule en nommant une dinde comme Lagarde "Ministre e l'Année" (pour son excellente application de la gouvernance dite au doigt mouillé) ?
Merci à Ba pour le lien à l'origine de ce billet.
Après n'avoir augmenté le smic que du minimum légal, sans le moindre coup de pouce (ce qui entrainera une hausse des salaires insultante - proche de l'aumône (de l'ordre de 4 à 5 euros/mois) - et inférieures aux diverses augmentations attendues telle que celle du carburant +13 centimes par litre pour cause de taxe carbone, voici que le département pilote de la sarkozie, son coffre fort, le lieu de tous les secrets et magouilles politico-financières des grenouillants arrivistes détenant actuellement le pouvoir se distingue.
Les Hauts de Seine, accessoirement département le plus riche de France viennent de signifier que le Conseil Régional refusait cette année de distribuer la fameuse prime dite de Noêl.
Ne pas se tromper, c'est peut être encore Devedjian qui dirige mais il ne s'agit que d'appliquer les préceptes sarkoziens, pas d'argent pour les pauvres, faignasses supposées (ou avérées selon le dogme sarko droitiste).
Non, dans le 92 et les ministères amis, on veut bien augmenter les cabinets jusqu'à avoir des effectifs pléthoriques, augmenter de même les salaires de tous ces zélés petits soldats agissants au moindre claquement de talonnettes, là, budget national ou local, il y a de l'argent.
Mais les classes modestes, ou laborieuses si on revient sur une lutte des classe soit disant enterrée même vue de gauche et les "en marges du travail", exclus ou "non méritants, pour eux, NIB, que dalle, nada.
Pauvre dans les coins riches, vous pouvez vous brosser, consolez vous, pensez que vous permettez à tous ce messieurs de se gaver de petits fours ou de budgets coms énormes grâce aux économies réalisés sur votre dos.
Joyeux Noël, les fauchés, et bonne année 2010 au million de chômeurs qui sortiront des dispositifs d'indemnisation cette année.
Pas grave, pour masquer ça, continuons de vociférer lors de débats inutiles, montés de toutes pièces, telle cette fort opportune et nauséabonde identité nationale (démolie ici par Badiou), manière de stigmatiser l'autre et de grapiller de voix FN.
Putain, que faut-il pour secouer les marchands de sable qui nous endorment ? Quand se réveilleront et s'uniront les chômeurs, RSAistes, petits retraités, smicards et autres cocus et oubliés du sarkozysme triomphant, celui qui s'autocongratule en nommant une dinde comme Lagarde "Ministre e l'Année" (pour son excellente application de la gouvernance dite au doigt mouillé) ?
Merci à Ba pour le lien à l'origine de ce billet.
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samedi 5 décembre 2009
Manif de collectif de chômeurs
Aujourd'hui avait lieu, à l'initiative de collectifs de la lutte contre la précarité, des manifs de chômeurs et précaires.
C'est quoi un chômeur, c'est quoi un précaire ? Un peu comme le Monstre du Loch Ness, on en entend souvent parler, tout en les voyant très peu.
Quand on montre un chômeur à la télé, c'est toujours de façon voyeuriste, misérabiliste, on cherche le spectacle, la larme facile ou la commisération façon dame patronnesse, tout en sélectionnant des cas suffisamment particuliers pour empêcher l'identification. Ainsi, à l'heure où le chômage explose (mais n'est ce pas le cas depuis les années 70 ?), le chômeur reste une espèce à part, il est autre, le téléspectateur, quand bien même il compte certains de ses oubliés du marché du travail dans son entourage, peut finir sa digestion tranquille, il n'est pas concerné, pas à lui que ça arrivera.
Le chômeur est tellement autre que les propos racistes et innacceptables d'un maire UMpiste, en plein dérapage bessonesque peut changer de cible, se défaussant lâchement sur les RMistes, chômeurs (englobant également les retraités, pour tenter de faire passer sa triste saillie.
Quoi de plus normal dans un pays ou le chef de l'État est parvenu au pouvoir en utilisant les ficelles peu subtiles de la stigmatisation de ces populations fragilisées, victimes d'un système soudainement transformées en coupables.
On recourut même la fable des 500 000 emplois non pourvus, le sous entendu saumâtre chômeur=faignasse ; curieusement, ces 500 000 emplois n'ont jamais pu être identifiés, disparus peut être dans les bulles du Fouquet's, ou mieux enfins occupés grâce aux mesurettes tant vantées et si peu efficaces de l'inutile (et pourtant tellement autosatisfait) Laurent Wauquierz.
À l'heure actuelle, on nous serine que le PIB aurait légèrement augmenté, que timidement la reprise poindrait, il n'en reste pas moins que la progression du chômage risque encore de durer et qu'aucun plan réel pour améliorer les conditions de vie des chômeurs, faciliter, par la formation entre autres, leur retour à l'emploi n'est dans les cartons.
Ce n'est pas la multiplication des contrats d'une heure ou deux, des CDD de 8 jours et autres arnaques qui permettra une amélioration.
De cela, notre gouvernement n'a cure, ce qui serait presque logique pour un gouvernement de droite, mais nos vaillants syndicats s'en foutent tout autant, ils ne sont que des syndicats de travailleurs, statut perdu par le nouveau chômeur, celui ci n'ayant dès lors plus d'intérêt pour les officiels de la protestation mollasse et réglementée.
Il faut donc saluer l'initiative de ces collectifs et souhaiter une meilleure organisation des chômeurs et précaires pour peser, par leur nombre, sur la politique de ce pays, tout en se cachant pas que l'on n'est pas en face d'un bloc uniforme, homogène, le seul point commun de toutes ces personnes étant les difficultés qu'elle traversent.
C'est quoi un chômeur, c'est quoi un précaire ? Un peu comme le Monstre du Loch Ness, on en entend souvent parler, tout en les voyant très peu.
Quand on montre un chômeur à la télé, c'est toujours de façon voyeuriste, misérabiliste, on cherche le spectacle, la larme facile ou la commisération façon dame patronnesse, tout en sélectionnant des cas suffisamment particuliers pour empêcher l'identification. Ainsi, à l'heure où le chômage explose (mais n'est ce pas le cas depuis les années 70 ?), le chômeur reste une espèce à part, il est autre, le téléspectateur, quand bien même il compte certains de ses oubliés du marché du travail dans son entourage, peut finir sa digestion tranquille, il n'est pas concerné, pas à lui que ça arrivera.
Le chômeur est tellement autre que les propos racistes et innacceptables d'un maire UMpiste, en plein dérapage bessonesque peut changer de cible, se défaussant lâchement sur les RMistes, chômeurs (englobant également les retraités, pour tenter de faire passer sa triste saillie.
Quoi de plus normal dans un pays ou le chef de l'État est parvenu au pouvoir en utilisant les ficelles peu subtiles de la stigmatisation de ces populations fragilisées, victimes d'un système soudainement transformées en coupables.
On recourut même la fable des 500 000 emplois non pourvus, le sous entendu saumâtre chômeur=faignasse ; curieusement, ces 500 000 emplois n'ont jamais pu être identifiés, disparus peut être dans les bulles du Fouquet's, ou mieux enfins occupés grâce aux mesurettes tant vantées et si peu efficaces de l'inutile (et pourtant tellement autosatisfait) Laurent Wauquierz.
À l'heure actuelle, on nous serine que le PIB aurait légèrement augmenté, que timidement la reprise poindrait, il n'en reste pas moins que la progression du chômage risque encore de durer et qu'aucun plan réel pour améliorer les conditions de vie des chômeurs, faciliter, par la formation entre autres, leur retour à l'emploi n'est dans les cartons.
Ce n'est pas la multiplication des contrats d'une heure ou deux, des CDD de 8 jours et autres arnaques qui permettra une amélioration.
De cela, notre gouvernement n'a cure, ce qui serait presque logique pour un gouvernement de droite, mais nos vaillants syndicats s'en foutent tout autant, ils ne sont que des syndicats de travailleurs, statut perdu par le nouveau chômeur, celui ci n'ayant dès lors plus d'intérêt pour les officiels de la protestation mollasse et réglementée.
Il faut donc saluer l'initiative de ces collectifs et souhaiter une meilleure organisation des chômeurs et précaires pour peser, par leur nombre, sur la politique de ce pays, tout en se cachant pas que l'on n'est pas en face d'un bloc uniforme, homogène, le seul point commun de toutes ces personnes étant les difficultés qu'elle traversent.
lundi 27 juillet 2009
La fable de la baisse du chomage
Avisssss à la populace,
le petit Nicolas est sorti de l'hopital et le chomage baisse, l'heure est aux réjouissances.
Hosanna, hosanna, en route pour la joie/
Un peu éclipsée par la nouvelle de la résurrection sarkozienne, Jésus rondouillard sur talonettes, l'annonce de la baisse du chômage passe presque inaperçue.
Dommage, l'insignifiant Wauquierz était déjà tout émoustillé à l'idée des félicitations qu'il comptait s'auto adresser, exercice dans lequel il excelle (plus que dans la lutte que contre ce même chômage d'ailleurs).
On trompette donc, enfin, un peu assourdie par la cacophonie sur notre phénix élyséen, une baisse de 18 600 inscrits en catégorie A.
Baisse qu'il convient de tempérer par l'augmentation de 9 200 en catégorie c.
Catégorie, ce sont les chômeurs indemnisés, cherchant un emploi à plein temps et immédiatement disponibles, la catégorie C étant celle des chômeurs à activité réduite (ou travailleurs à temps partiel).
18 600 de baisse, c'est mieux qu'une hausse de 9 200 me diront certains avant de me balancer l'épithète éculée d'anti sarkozyste primaire. Certes, en valeur mathématique, c'est indubitable , mon bon monsieur Pernaut de la Palice, ceci dit, si on regarde d'un pil plus près, euh, là, c'est autre chose.
Que deviennent , par exemple, les chômeurs qui ne sont plus indemnisés ? Ils ne sont plus comptabilisés en catégorie A, mais sont toujours en recherche d'emploi (vocable utilisé à Pôle Emploi, se traduisant en français courant par "dans la merde"). Mais je chipote, l'important c'est la baisse, hein ?
Ajoutons à ça que même Wauquierz évoque, oh, timidement, un recours massif aux contrats aidés pour expliquer un peu le phénomène.
Globalement, le chômage continue de grimper, même si on tente de le dissimuler en recourant à quelquess pansements tels que le chômage partiel subventionné par l'État. Contrats aidés, chômage partiel financé par les contribuables, quel paradoxes pour nos libéraux de choc. Enfin, l'important, c'est pas la chute, c'est l'atterissage
le petit Nicolas est sorti de l'hopital et le chomage baisse, l'heure est aux réjouissances.
Hosanna, hosanna, en route pour la joie/
Un peu éclipsée par la nouvelle de la résurrection sarkozienne, Jésus rondouillard sur talonettes, l'annonce de la baisse du chômage passe presque inaperçue.
Dommage, l'insignifiant Wauquierz était déjà tout émoustillé à l'idée des félicitations qu'il comptait s'auto adresser, exercice dans lequel il excelle (plus que dans la lutte que contre ce même chômage d'ailleurs).
On trompette donc, enfin, un peu assourdie par la cacophonie sur notre phénix élyséen, une baisse de 18 600 inscrits en catégorie A.
Baisse qu'il convient de tempérer par l'augmentation de 9 200 en catégorie c.
Catégorie, ce sont les chômeurs indemnisés, cherchant un emploi à plein temps et immédiatement disponibles, la catégorie C étant celle des chômeurs à activité réduite (ou travailleurs à temps partiel).
18 600 de baisse, c'est mieux qu'une hausse de 9 200 me diront certains avant de me balancer l'épithète éculée d'anti sarkozyste primaire. Certes, en valeur mathématique, c'est indubitable , mon bon monsieur Pernaut de la Palice, ceci dit, si on regarde d'un pil plus près, euh, là, c'est autre chose.
Que deviennent , par exemple, les chômeurs qui ne sont plus indemnisés ? Ils ne sont plus comptabilisés en catégorie A, mais sont toujours en recherche d'emploi (vocable utilisé à Pôle Emploi, se traduisant en français courant par "dans la merde"). Mais je chipote, l'important c'est la baisse, hein ?
Ajoutons à ça que même Wauquierz évoque, oh, timidement, un recours massif aux contrats aidés pour expliquer un peu le phénomène.
Globalement, le chômage continue de grimper, même si on tente de le dissimuler en recourant à quelquess pansements tels que le chômage partiel subventionné par l'État. Contrats aidés, chômage partiel financé par les contribuables, quel paradoxes pour nos libéraux de choc. Enfin, l'important, c'est pas la chute, c'est l'atterissage
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