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vendredi 20 avril 2012

Dimanche, je vote Mélenchon, la suite

Comme toute communication politique doit cesser, c'est la loi, ce soir à minuit, une dernière couche sur mon vote Mélenchon ainsi que mon refus du vote Hollande.

Un truc que j'avais oublié tout à l'heure, présent dans le projet d'Hollande c'est l'austérité qu'il nous promet.Une austérité qui n'a qu'un but, séduire les marchés, en réduisant la dette. la dette. Une position du PS différente de celle de l'UMP, qui veut... réduire la dette, le Modem lui se démarquant en voulant...réduire la dette.

Sur ce plan, il est donc difficile de faire la différence entre ces 3 partis.

L'austérité, c'est cette politique qui a connu un tel succès en Grèce, de la même façon qu'elle fait un triomphe en Espagne et au Portugal. L'austérité, c'est la politique des marchés,l'obsession des Merkozy.

En quoi ce qui est mauvais sous Sarkozy (et les effets négatifs de cette Gross Austérité ne sont plus à prouver) serait bon avec Hollande ? Passer du bleu UMP au pâlichon rose socialiste, simple ripolinage, aurait un effet baguette magique ? Non, certainement pas, alors, non, François, ton austérité,tu peux la garder.

Ok,c'était encore une pique anti-hollande.

Soyons positifs, et arrêtons d'attaquer notre presqu'allié.

Pourquoi un vote Mélenchon ? C'est simple, pour moi, Mélenchon renoue avec la gauche, du moins, ma conception de la gauche. C'est un retour aux fondamentaux.

C'est une gauche qui ne se contente pas d'accompagner le libéralisme en le saupoudrant de quelques lois sociétales. C'est une gauche qui ne confond pas internationalisme et mondialisation, une gauche qui ne fait pas passer les critères économiques avant l'humain, une gauche qui ne craint pas de se revendiquer de la laïcité et du républicanisme.

Bref, une gauche qui n'a pas honte d'elle même, qui ne se renie pas et n'hésite pas à se proclamer fièrement socialiste, en héritière de Jaurès.

je ne prétends pas que le PS actuel n'est pas de gauche, simplement, ce n'est pas MA gauche.On peut parler de gauche 3ème voie, héritière, vaguement, du blairisme, ce n'est guère que la continuité de l'opposition entre une gauche "classique" et la 2ème gauche de Rocard.

Cette deuxième gauche, je ne m'y suis jamais reconnu, il n'est pas surprenant qu'aujourd'hui encore, elle n'emporte pas mon adhésion.

Cette deuxième gauche n'a eu de cesse de vouloir réconcilier les français et ce truc abstrait, les marchés. A force de courir après ces marchés, de chercher à leur plaire, elle s'est coupée, petit à petit, de sa base, le peuple, pour ne plus écouter que des dirigeants d'entreprise, des économistes et autres décideurs.

Tournant en vase clos, tout ce petit monde s'est peu à peu convaincu d'avoir toujours raison et d'être là pour éclairer les masses.Tout avis discordant se vit alors taxé de populiste, étonnant glissement qui voit la gauche considérer que le peuple ou l'expression de son avis, c'est sale.

Et bien non, ce n'est pas sale, et quand ce peuple dit non au TCE,il mérite d'être écouté et non transformé en facho par des éditos de journalistes à la limite de la sénescence.

Bizarrement, on retrouve le clivage du TCE dans ce vote Front de Gauche, et les mêmes éditos et éditorialistes se déchainent. Le candidat actuel du PS est celui qui, en tant que premier secrétaire PS de l'époque, a avalisé le rejet, par Sarkozy, de l'avis du peuple souverain, sous les vivats de nos médiacrates qui attaquent si ardemment aujourd'hui le Front de gauche

Ergo,je ne peux voter Hollande

Dimanche, je vote Mélénchon


On y est, dimanche, le premier tour des présidentielles, le moment est venu de mettre un terme définitif à 5 années de recul, recul des libertés individuelles, recul des droits sociaux, recul des "zavantages zaquis"comme les appellent les chiens de garde du système.

Faire la liste de tout ce que le sarkozysme a apporté de négatif au pays et à ses habitants prendrait des heures. Les médias, toujours courageux feront, enfin, le boulot,une fois que Sarkozy se sera fait botter le cul et nous aura balancé un "cassez vous pov'con" bien réciproque. Du reste, gageons que des juges salivent déjà à l'idée de, enfin, pouvoir s'occuper du sarko-système et ses magouilles.

Alors,oui, virer Sarkozy est l'objectif mais on ne doit pas s'arrêter là, c'est ce qui me sépare de mes camarades anti-sarko tentés, au nom du réalisme, par le vote Hollande.

On ne doit pas seulement se débarasser de Sarkozy, il faut également éradiquer ce que la droite a mis en place.

Le vote Hollande, pour moi, ne s'inscrit pas dans cette démarche, il est une sortie du sarkozysme qui ne reviendrait pas sur les dégâts causés par 10 ans de règne absolu de l'Etat UMP/RPR.

Je ne vote pas Front de Gauche, en l'occurrence Mélenchon, car je serais un "révolutionnaire de 22 ans" ou un bobo en recherche de frissons.

Je vote Mélenchon car le programme du Front de gauche me semble le seul capable d'en finir avec cette idéologie, moribonde, en plein échec mais toujours bien trop vivace qu'est le néolibéralisme.

Je vote Front de gauche par conviction d'abord mais aussi pour avoir vécu personnellement les ravages causés par ce système que la gauche de gouvernement ne se propose que d'amender quand il faut le mettre à bas.

Le mettre à bas, ce n'est pas faire semblant de revenir sur la réforme des retraites en oubliant de toucher à la durée de cotisation, le mettre à bas, ce n'est pas s'abstenir sur le MES ; le mettre à bas, ce n'est pas chercher toutes les circonvolutions possibles pour n'augmenter qu'à minima le SMIC ; le mettre à bas, ce n'est pas refuser l'augmentation des minimas sociaux (en se cachant platement derrière le terme substantielle) Tout cela pour ne citer que quelques uns des reproches que je fais au candidat du PS.

En résumé, au premier tour, je vote Mélenchon car je veux un VRAI programme de gauche, pas un qui n'est pas socialiste, comme entendu en 2002 et pas un qui éprouve le besoin de rassurer la City.

Ce faisant, je risquerais (enfin pas moi, mais ceux qui voteraient pour le candidat du Front de Gauche)de favoriser l'impossible victoire de Sarkozy. Enfin, c'est le refrain que l'on nous sert avant d'entonner celui du vote utile. Désolé, je ne crois pas à cette version.

L'éventuelle victoire socialiste sera la leur, et seulement la leur. Ils ne négocieront pas, disent-ils. Soit, mais alors, une éventuelle défaite que, soyons clairs, je ne souhaite pas, sera leur également.

Pour le reste, je n'ai pas besoin que l'on me fasse de leçon d'anti-sarkozysme,j'ai assez pratiqué. Simplement, je revendique le droit de voter pour mes convictions et non pour ce qui s'en approcherait le plus. Je ne donnerai pas dans le vote Canada Dry.

lundi 5 mars 2012

La droite européenne aide Hollande à se gauchiser

Les dirigeants européens, enfin ceux de droite, emmenés par Merkel, soucieuse de protéger son petit Louis de Funes perso, se seraient ligués dans un pacte anti Hollande (le leader de la gauche molle, pas le pays, m'enfin).

Cette info, donnée par un journal allemand, a évidemment été rapidement démentie par Berlin. Ce "scoop" est d'ailleurs tellement erroné qu'un droitiste allemand a demandé à Tatie Merkel de ne pas se mêler de la campagne française. C'est un peu le bordel côté allemand, un démenti très rapide suivi d'une confirmation par la bande, le sérieux germanique, l'ordre avant tout, c'est décidément plus ça, et puis, Merkel s'est déjà invitée auparavant dans cette même campagne donc...

Evidemment, côté UMP, on jubile. ce pacte qui n'existe pas puisqu'on vous le dit est quand même la preuve que, bon, Hollande est nul, y a que Sarkozy qui trouve grâce aux yeux de nos partenaires. Un gars qu'a la stature internationale, le Nico, pas comme Flamby que les autres ne veulent même pas recevoir...

Du calme,les droitisss,du calme, ça ne prouve absolument pas l'envergure (mouarf) de votre poulain (ou poney on sait pas trop, bourricot peut être). Au plus,on est face à une belle union des droites conservatrices européennes,jamais ravie qu'un gars de gauche, aussi rose pâle soit-il, déboule dans leur jeu de quilles.

C'est même un joli cadeau pour Hollande qui peut se prétendre comme "l'ennemi de la finance", un vrai gars de gauche et tout, la preuve, veulent pas jouer avec moi, les autres suppôts du grand capital.

Les droites européennes seraient effrayées par le sabre en plastique du capitaine de pédalo.Vu le rejet que provoque la politique de Merkozy, vu d'ici, c'est tout bénéf pour Hollande. On oublierait presque ses ronds de jambe à la City

jeudi 1 mars 2012

La blague du jour

Oyez, oyez, citoyens, l'heure est grave, des mutins,probablement des crypto gauchos terroristes ont osé, les gueux, huer notre bien aimé monarque.

Sérieux, mais quel foutage de gueule ! Toup'ti 1er irait maintenant, pour la première fois depuis son élection, au contact de la foule. Sans vider la ville, sans la quadriller de snipers, d'hélicos, de CRS nourris exclusivement au yaourt depuis 15 jours, prêts à bouffer tout ce qui bouge.On autoriserait maintenant des non encartés à l'UMP à se pointer sur le sentier lumineux, euh, le parcours de Mini Moi?

Et pan, aussitôt, ces ingrats s'en prennent à sa grandeur sur talonnettes, le forçantà se réfugier, lui qui est sobre depuis son entrevue mémorable avec Poutine, horreur suprême, dans un bar !

C'est peut être d'ailleurs le fait d'être dans un bar qui lui a fait prononcer cette sortie virile et anisée sur les odieux hueurs "une minorité de voyous alliés à des indépendantistes basques, dont certains, comme l'ETA, ont du sang sur les mains ", suivi d'un tir de bordée sur le capitaine de pédalo « désolé de voir que des militants socialistes de M. Hollande s'associent à des indépendantistes dans des manifestations de violence pour terroriser les braves gens ».

ces pov cons qui l'ont forcé à se casser étaient certainement de bonne foi, n'empêche, ça sent la manip."On" les a laissés approcher, espérant un incident, minime, certes, car contenu, mais exploitable.

Les propos de Sarkozy, confirmés après parles déclarations de l'ex madone des geeks, NKM, sentent les éléments de langage.

Faire appel à la majorité silencieuse , se présenter comme l'homme debout face à la "chienlit", c'est une posture classique, utilisée en leur temps par De Gaulle, ou Nixon.

Assimiler des opposants, quels qu'ils soient, à des terroristes, manipuler des évènements, voilà qui sort tout droit de l'arsenal pasquaien, bref, un retour aux basiques pour Sarkozy

mardi 21 février 2012

Le MES est dit

Premier état européen à adopter le MES, en procédure accélérée qui plus est, la Sarkozie, euh, la France peut être fière d'être en pointe du renoncement total des politiques face aux requins des marchés.

Là, lecteur, tu te dis, pas grave, Sarko et ses boys vont se faire botter le cul par des socialistes remontés et pressés de mettre enfin à bas ce régime cynique ou seul compte le fric.

Que nenni mon ami, là, on parle de socialistes à la sauce Hollande, le gars qui va susurrer à l'oreille des banquiers de la City qu'il est à peine de gauche et que ses options économiques sont, ma foi, semblables à celles préconisées par l' à peu près zident sortant (avec peut être plus de lubrifiant)

Le PS, fidèle à son légendaire courage, a décidé de s'abstenir. Le PS n'approuve pas le MES, ce truc contiendrait des machins qui le chagrinent un tantinet. De là à voter contre, diantre, comme tu y vas, tu veux pas qu'ils se mettent à vouloir manger des enfants, tant que tu y es. Et puis bon, Hollande avec un couteau entre les dents, ça fait plus rire qu'autre chose. On aurait presque peur qu'il se blesse avec, Flamby...

Mais où j'en étais,moi ? Ah, oui, le PS s'abstient donc sur le MES, encore plus fort, il vote non, de concert avec l'UMP, pour refuser la motion de censure déposée par le Front de Gauche. Là, à la lâcheté initiale, il semble que s'ajoute la trahison.

EELV, le Front de gauche,un( un seul semble-t-il) député socialiste, quelques brebis égarées de l'UMP ont refusé de signé ce traité qui donne pleins pouvoirs à une gouvernance non élue et purement financière.

Pendant ce temps dans les médias, on dégoise sur le halal, sur des petites phrases de candidats, les nouveaux déboires de DSK, on s'indigne en boucle de la "censure" sur Twitter. L'avenir du pays et le fait qu'on le livre pieds et poings liés aux financiers, ça, rien à battre.

dimanche 19 février 2012

Sarkozy aime la France (en période électorale)

Après avoir clamé haut et fort que Hollande était un menteur, utilisé ses équipes webs pour google-bomber le même Flamby sur son incompétence, voilà que Naboléon hurle son amour pour la France, avec autant de véhémence (et d'élégance), qu'une beuglante de Lara Fabian.

En gros,le candidat de la droite qui invite Merkel, Cameron et Obama à intervenir dans la campagne présidentielle française nous refait le coup de la gauche (enfin la gauche, Hollande,euh) en parti de l'étranger, figure classique d'une droite en pleine dérive.

Nicolas Sarkozy aime donc la France, contredisant ainsi cette déclaration de Sarkozy Nicolas (un gars qui change souvent)« Tu as de la chance, Philippe, toi tu aimes la France, son histoire, ses paysages. Moi, tout cela me laisse froid. Je ne m’intéresse qu’à l’avenir… » (Nicolas Sarkozy à Philippe de Villiers - Elections européennes 1999).
Certes, c'était il y a quelques années mais,l'on peut raisonnablement douter de la sincérité de cet amuuuuur de la France que nous balance le petit Nico, tout en trémolos.

Prétendre aimer un pays dont finalement on n'apprécie ni l'histoire, ni les paysages, pas d'avantage les habitants, ces fainéants trentecinqheurisés qu'il convient de transformer en allemands ou autres, c'est assez risible.

Mais bon, la campagne sera trash, modelée sur Bush 2004, comme l'analyse The Independant. Quand on a un bilan minable et pas de projet crédible,il ne reste que les attaques personnelles

dimanche 11 décembre 2011

Lettre à Nicolas

Depuis quelques temps, la campagne électorale du pas encore candidat/président ne bruisse que des mots de fraude, fraudeurs, rigueur, tout pour promettre du sang et des larmes (enfin, pour la partie exclue du Fouquet's de la population). Et si quelques fraudeurs supposés répondaient au discours de ce triste sire et de ses acolytes ?



Monsieur Sarkozy,

Je vous écris suite à l'annonce par vos soins de la création de 7 heures par semaine de travail obligatoire pour les allocataires du RSA, et de votre discours à l'occasion de cette annonce, des extraits ayant été publiés dans le nouvel observateur, la tribune, et j'en suis sûre bien d'autres médias.
Je ne peux pas dire que votre discours est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, il faudrait que le vase soit aussi grand que les réserves d'eau de la planète.
Votre discours qui alterne contre-vérités et mépris du peuple fait qu'aujourd'hui je m'adresse directement à vous, afin d'exprimer ce que votre politique m'inspire.

Je fais partie d'un petit groupe de citoyens, qui, comme tant d'autres, suit votre action et la politique que vous impulsez, d'abord comme ministre de l'intérieur depuis novembre 2006, puis comme président de la République en mai 2007.

Cette politique est la destruction totale et massive des acquis sociaux du Comité National de la Résistance dont vous galvaudez le nom régulièrement. C'est la redistribution des richesses vers les gens qui n'en ont pas besoin pour vivre, avec comme conséquence à terme la faillite du pays, faillite que vous feignez de ne pas voir arriver. Et je ne parle pas d'un arrêt de paiement de la dette, votre « principale préoccupation », mais bien d'un arrêt quasi total de l'économie... Parce que, Monsieur Sarkozy, ceux que vous oubliez régulièrement ou ceux dont vous n'avez cure, ce sont les citoyens à revenus modestes de ce pays. Ce sont aussi la majorité des clients des entreprises que vous glorifiez... Je vais faire simple, puisqu'il paraît qu'il faut « parler aux français avec des mots simples »

Les pauvres n'ont plus d'argent, ils ne consomment plus, les entreprises font faillite. L'argent doit circuler dans une économie, Monsieur Sarkozy, c'est ça qui crée de la croissance et des emplois.Mettez l'argent sur des comptes où il ne sert à rien, vous mettez un pays en faillite. C'est de l'économie de base, il suffit d'avoir validé sa seconde pour savoir ça. Bien sûr, les personnes qui vous conseillent et vous même se fichent comme d'une guigne des citoyens du pays et même de la faillite du pays lui même.
Je suppose que c'est parce que vous êtes persuadé que les contribuables vont payer encore et encore et encore. Mais ce n'est pas le cas. Peu importe le moment, il y aura un moment où il y aura une taxe ou une mesure de trop, et où les citoyens diront « non ». Sauf si vous n'êtes pas ré-élu et que quelqu'un d'autre propose enfin une politique décente à la France.

Revenons à ce discours contre la fraude qui personnifie toute votre politique nauséabonde. S'il y a bien un discours qui doit faire se lever en hurlant, c'est celui là. Reprenons en les points phares :

« Voler la sécurité sociale, c'est trahir la confiance de tous les français ».
Je suis d'accord avec vous, l'Etat qui ne reverse pas aux comptes de la sécurité sociale les taxes qui ont été créées pour son financement, comme celles sur le tabac et les alcools, c'est du vol. Que cette action crée en plus un « trou de la sécu » qu'on peut exploiter à loisir pour mener une politique de déremboursement des médicaments, hausse du forfait hospitalier, franchise de un euro déremboursé par consultation, et j'en passe... Faire payer à tous ceux qui consultent et donc à une majeure partie de personne à bas revenus, l'euro de hausse des consultations de médecins, qui ne sont pas vraiment une catégorie à bas revenus, c'est très fort.

« La fraude, c'est la plus terrible et la plus insidieuse des trahisons de l'esprit de 1945. C'est la fraude qui mine les fondements même de (la) République sociale »
Décidément, l'esprit de 1945, ça revient souvent. Est-ce un embryon de mauvaise conscience qui vous fait répéter sans cesse cette expression ? La plus terrible et la plus insidieuse trahison de l'esprit de 45, c'est d'utiliser cette expression alors qu'on détruit tout ce qui a fait 45.
Des exemples ? Mais à votre service.
Le durcissement de la justice des mineurs, c'est vous (ordonnance de 45).
Commencer à évaluer les enfants dès trois ans, votre idée (pas encore en place, mais ça, ce n'est pas grâce à vous).
La tentative de dépouiller le juge des enfants de sa spécificité, c'est encore vous.
Enfin, la destruction de la sécurité sociale que j'ai évoqué plus haut, obligeant les français à se soigner en fonction de leurs moyens et non plus en fonction de leurs besoins.

Parler du CNR quand on applique le programme de Denis Kessler, c'est fort de café.

« Voulons-nous d'un système de sécurité sociale qui ne serait qu'un guichet auquel chacun pourrait se servir comme bon lui semble ? »
Parfois, je me demande à quel point l'inconscient intervient dans vos discours. Bien sûr que vous ne voulez pas d'un système de sécurité sociale qui ne serait qu'un guichet auquel chacun pourrait se servir comme bon lui semble... Vous l'avez déjà !!! Mais vous, ce n'est pas juste la sécurité sociale..

Vous vous êtes auto-augmenté à partir d'un salaire qui est déjà indécent.
Vous avez dépensé 180 millions pour la rénovation non nécessaire d'un avion.
Vos trop fréquents déplacements sont ruineux pour la France tant le nombre de gardes du corps et forces de l'ordre mobilisées pour préparer votre venue est important...
Vous convoquez des conseils de ministres où les ministres voyagent en train mais font venir leurs voitures par la route !!
Vous souhaitiez placer votre fils à la tête de l'EPAD !
Bien entendu, ce ne sont là que quelques exemples. La République est votre guichet, Monsieur Sarkozy, le vôtre et celui de vos subordonnés, rien d'étonnant à ce que vous souhaitiez que ce guichet soit chasse gardée... Si je devais lister ici les dépenses inutiles de votre gouvernement, votre majorité et vous même, je n'aurai pas assez de papier...

J'ai beaucoup ri en apprenant qu'on gelait votre salaire. Comment peut-on croire une seule seconde que c'est une mesure qui va convaincre qui que ce soit ? Le salaire des fonctionnaire est gelé depuis deux ans, vous n'avez pas donné de coup de pouce au SMIC, et vous espérez montrer votre « courage » en ne touchant qu'environ 20 000 euros par mois ?

« Le mot +devoir+ n'est pas un gros mot, c'est la contrepartie des droits ».

Ah ça.... Si seulement vous aviez une petite idée de ce que ça veut dire, au lieu de prendre la République pour un paillasson et un tiroir caisse... J'ai une autre citation pour vous « A grand pouvoir grandes responsabilités », mais vous ne devez pas la connaître non plus, ni en mesurer la portée. Les Français que je connais, Monsieur Sarkozy, remplissent bien plus leur devoir que vous ne remplissez le vôtre, qui est d'être au service du peuple et de gouverner le pays en « bon père de famille ». La plupart cherchent désespérément un emploi, ou bien travaillent, généralement sous payés. Quelle que soit la situation ils y mettent le maximum de leurs possibilités, de leurs efforts, jusqu'à en mourir parfois (les suicides au travail).

Vous avez tenté de faire passer une quatrième journée de carence pour les arrêts maladie.
Avez vous une seule idée de la souffrance au travail de certaines personnes et du nombre de personnes qui devraient être arrêtées et qui ne s'arrêtent pas ? Parce qu'elles ne veulent pas laisser tomber leur travail d'abord, parce qu'elles n'en ont pas les moyens ensuite ?
Notez bien, Monsieur Sarkozy:
D'abord parce qu'elles ne veulent pas laisser tomber leur travail. Parce que ces personnes ont le sens du devoir, justement.
J'aimerais également savoir ce qu'est un arrêt maladie « frauduleux ». Surtout en sachant que 80% des fraudes à l'assurance maladie sont le fait de professionnels de santé...pour bien plus d'argent que les salariés.
Parce que généralement, Monsieur Sarkozy, un salarié n'abandonne pas de gaieté de coeur 40% de son salaire juste pour le plaisir de tondre sa pelouse... Je sais, vous, 40 % de salaire en moins, ça fait toujours plus de 10 SMIC par mois. Donc pas de quoi s'inquiéter. Ca peut paraître fou vu d'en haut, mais les gueux ont besoin de l'entièreté de leur salaire pour vivre (ils ont des loyers à payer, pas d'indemnité de représentation pour la nourriture et tout un tas d'autres aléas...)

Accessoirement, cette mesure sera inefficace et encore une fois (mais y a-t-on échappé une seule fois en cette mandature !!), aura des conséquences que vous n'avez jamais envisagées ou dont vous vous gaussez éperdument. Les gens n'auront peut être plus d'arrêt courts, qui ne sont pas des arrêts de confort mais bien des arrêts nécessaires à la récupération d'un corps malmené. Par contre, quand ils craqueront, ils auront des arrêts. Longs. Beaucoup plus longs que s'ils avaient pu se reposer quand c'était nécessaire. Mais ce n'est pas grave, n'est ce pas, alea jacta est, après tout.

« Il n'y avait pas d'autre solution que de réformer la retraite »
(je résume)
Mais si, Monsieur Sarkozy, il y avait d'autres solutions...
1 – Aller chercher l'argent là où il se trouve, dans les poches des personnes riches et sur les transactions financières. Avec les dents, peut être. Comme la croissance que vous n'avez pas réussi à attraper.
2 – Suivre votre pays modèle, l'Allemagne. Sur la durée de cotisation, qui est de 35 ans. Chose qu'on omet bien sûr de préciser dans les discours « En Allemagne les gens partent à 67 ans ». Vous n'avez pas juste relevé l'âge du départ en retraite à taux plein à 62 ans. Non, en allongeant la durée de cotisation, vous vous êtes consciemment assuré que la majorité des français qui commençent actuellement à travailler après 20 ans, et surtout connaissent à un moment donné le chômage, ne partiront pas à 62 ans.
D'un côté vous gémissez sur les résultats de la France en matière recherche et d'éducation (alors que proportions gardées, ils sont plutôt extraordinaires vu les moyens donnés à l'éducation et la recherche actuellement), de l'autre vous instaurez 42 ans de cotisation.

C'est incompatible. Si si, en reprenant calmement, les maths, tout simplement.
Autant dire carrément que vous souhaitez que toutes les formations s'arrêtent à bac+2 et que les élèves en difficulté scolaire n'aient aucune chance de se rattraper, s'ils ont trébuché dans leur parcours scolaire. Ca s'appelle faire face aux conséquences de ses paroles.

« Trop longtemps, il fut de bon ton dans certains milieux de nier la fraude ».
Tout à fait.
Alors que maintenant, vous la déclamez, vous reconnaissez sa présence avec emphase...tout en pointant du doigt ceux qui ne sont responsables que de 15% de la fraude sociale au maximum.
Oui, Monsieur Sarkozy, il y a deux types de fraudes.
La fraude aux allocations, toutes allocations confondues, qui est estimée entre 2 et 3 milliards d'euros. Sachant qu'une erreur de la CAF (et elle peut en faire, nul n'est infaillible) est considérée comme une fraude, on peut se poser la question de la valeur de cette estimation. Et cette fraude est à 90% récupérée par les caisses.
La fraude aux prélèvements, c'est à dire celle des patrons (ceux qui se lèvent tôt, les entrepreneurs, le dynamisme de la France, je reprends votre discours), est estimée entre 8 et 15 milliards d'euros. Quatre fois plus. Dont quel montant est "récupéré" ? J'aimerai bien le savoir...
Et que fait-on ? On diminue les moyens des inspecteurs du travail, ils risquent leur vie, se font tuer pour certains. Et...on renforce les contrôles sur les allocataires sociaux.

J'en viens enfin à la pire phrase, selon moi, de votre discours, même si elle est enrobée de bonnes paroles. La phrase que vous utilisez pour justifier (à vos yeux peut être) l'annonce de 7 heures de travail obligatoire pour les allocataires du RSA.

« On n'a pas de dignité quand on ne peut survivre qu'en tendant la main. »
Après avoir lu cette phrase, je sais que je n'ai pas d'anévrisme au cerveau parce qu'il aurait sûrement explosé au moment où je mesurais la portée de la phrase...
1 – Vous assimilez le RSA à la mendicité : C'est ignoble.
La France est un pays riche, très riche (plus de millionnaires que les autres pays d'Europe). La France peut donc largement se permettre d'aider les personnes en difficulté, quelles qu'elles soient. Quand on sait que toutes les personnes ayant droit au RSA ne le demandent pas, quand on sait qu'elles font tout pour se débrouiller par elles mêmes et que la majorité ont travaillé, dans de mauvaises conditions la plupart du temps... Quand on sait que c'est un chômage structurel de masse organisé de par les conditions de travail qui fait que les personnes se retrouvent au RSA... On n'assimile pas ça à de la mendicité. Le RSA est un droit, et les personnes au RSA continuent de payer des impôts tous les jours avec la TVA, alors ce n'est pas de la mendicité, c'est un juste retour des choses.

2 – Que savez vous exactement de la situation de « tendre la main » ?
Fils d'avocate et petit fils de chirurgien, élevé dans un hôtel particulier, vous avez toujours connu une situation aisée.
Les mots « fin de mois difficile » n'ont aucun sens pour vous. Je vais encore une fois faire simple. Votre salaire mensuel, c'est 47 RSA mensuels (RSA amputé du « forfait logement », soit ce que touchent la majorité des allocataires), ou quasiment 4 RSA annuels. Vous touchez en un mois quasiment 4 ans de RSA, et je me base sur votre salaire de 2008, et je ne prends pas en compte tous les autres avantages qui transforment votre salaire en argent de poche.
Vous avez travaillé un mois chez un fleuriste, terrible ! Il y a quoi...30 ans ? C'est sans doute l'une des seules fois où vous avez approché le monde du travail sans pince à linge sur le nez... Vous prônez la valeur travail, mais vous n'avez aucune idée de ce qu'est un travail pénible.

Ce n'est pas le travail qui pose problème, Monsieur Sarkozy. Simplement, le travail des gens inclut leurs conditions de travail. Et leurs conditions de vie, aussi. Quand on fait un travail alimentaire, qu'on a des heures de transport dans la journée, qu'en rentrant il faut s'occuper des courses, du ménage, de la vaisselle, de faire à manger, le linge, etc... Ca fatigue. Sans parler bien sûr pour beaucoup de salariés le fait d'être subordonné à une personne qui peut faire de votre vie un enfer (et/ou vous licencier, les deux possibilités n'étant pas mutuellement exclusives...)
Ne parlons pas des salaires misérables pour la plus grande partie de la population, ce qui n'incite pas à se lever le matin. Alors évidement, quand on se lève, que le petit déjeuner est prêt, que le costume est repassé, que les sanitaires fonctionnent, qu'on sait qu'on n'aura absolument rien à faire côté intendance, qu'on est transporté par chauffeur, qu'on est payé de façon indécente et qu'on fait un travail qu'on aime, là, ça change à peu près tout.
On peut bien sûr fanfaronner sur la « valeur travail » et le fait de travailler « 70 heures par semaine », ou autre. En oubliant que certains travaillent autant sinon plus, pour beaucoup moins. Mais je m'égare...

3 – Parlons de dignité maintenant.
La dignité, c'est autant le respect de soi que le respect qui nous est accordé par les autres, par leur attitude.
En fustigeant les allocataires du RSA et tous les allocataires, vous attentez à leur dignité.
En faisant de la fraude un thème de campagne et en pointant régulièrement les allocataires, en prenant des mesures uniquement dirigées contre eux, vous attentez à leur dignité.
Vous suggérez que derrière tout allocataire se cache un potentiel fraudeur... Plus que ça, vous suggérez que les fraudeurs (prenons ceux qui fraudent réellement, pas les pauvres bougres qui perçoivent indûment 200 euros et qui après l'avoir signalé, se font traiter de fraudeurs) le font uniquement dans le but de gruger l'Etat. Vous oubliez, sans doute parce que ça ne vous a jamais effleuré, que parfois nécessité fait loi, et que la majorité des gens, s'ils n'étaient pas confrontés à des situations dramatiques et des procédures administratives ubuesques, ne frauderaient pas.

Pour rendre la dignité aux allocataires, il faudrait déjà arrêter de les fustiger en permanence et leur donner l'impression qu'ils volent leur allocation même lorsqu'ils y ont droit. Ensuite, faire en sorte qu'ils puissent trouver un travail décent, là serait la réelle mesure.
Ce n'est pas rendre sa dignité à quelqu'un que de lui imposer 7 heures de travail par semaine à un salaire inférieur au SMIC (pour la valeur qu'on s'accorde, intéressant...). Ce n'est pas rendre sa dignité à quelqu'un que de lui imposer un travail qui sera probablement ennuyeux et désespérant (les emplois qui ne le sont pas sont déjà pourvus, rappelez vous, 4 millions de chômeurs, quand même...). Ce n'est pas rendre sa dignité à quelqu'un que de l'utiliser pour finalement ne pas engager ou licencier quelqu'un d'autre... Oui, 7*5=35, 5 allocataires RSA= un emploi qui ne coûte pas cher, le calcul est facile.

La seule chose que je vous accorde, c'est que vous avez utilisé le mot « survivre ». C'est bien ça. Au RSA, dont le montant mensuel ne paie même pas un de vos déjeuners, on survit. A peine. On se désocialise. On s'en sort rarement. Et vu la gestion du pays, le nombre d'allocataires ne risque pas de baisser.

En conclusion, Monsieur Sarkozy, cessez de croire que votre discours a un sens, à part pour ceux qui n'ont jamais connu la difficulté, ceux qui ont toujours eu un salaire élevé, ceux qui comme vous n'ont pas la plus petite idée de ce que veut dire « difficulté financière » ou « impossibilité de retrouver un emploi ».

Ou alors, faites quelque chose de réellement « courageux » cette fois. Relevez un défi.

Sur un an, tentez de vivre avec le RSA pour seul revenu et aucun des avantages auxquels vous êtes accoutumé.



Sarkostiquement Vôtre,

Val, raja, timbur, Lady Marwina, reveillonsnous, sarkome, cervesia, rébus, sarkonique."

jeudi 11 mars 2010

La rumeur

Une rumeur parcourt la toile sur l'engouement soudain de Sarkozy pour le karaté ou l'annonce d'un duo atone de la chanson française mais qu'est-ce que ça peut faire ?


Coup de coeur pour Qu`est ce que ça peut faire? de Biolay
envoyé par Nouvelobs. - Regardez d'autres vidéos de musique.

jeudi 21 janvier 2010

Pas de double salaire pour Proglio

Il y a des jours où la vie de grand patron français est dure, doublement dure quand ce même grand patron voit, malgré son infinie compétence ( dixit les Woerth, Lefebvre et autres marionnettes médiatiques ), son train de vie être amputé de 450 000 euros.

450 000 euros pour vous ça veut dire beaucoup, mais pour Henri l'éléctricien, c'est un détail.

Proglio, l'homme aux deux casquettes, ne viendra pas hanter les restos du coeur suite à cet "incident de parcours", il se contentera d'un simple salaire de 1 600 000 euros.

Pour la petite histoire de ce renoncement, il semble qu'il vienne de Proglio " lui même". Quelle grandeur d'âme, quel exemple d'abnégation, que voilà un beau serviteur de la France, n'hésitant jamais à faire passer les "intérêts supérieurs" du pays, et des groupes qu'il dirige avant les siens. C'est tellement beau que ma vue se brouille presque.

Un ban pour Proglio et aussi pour Sarkozy, intervenu personnellement dans cette affaire pour faire entendre raison au premier nommé (mais alors, ça ne vient pas tout à fait des réflexions personnelles de Riton l'éolien ?).

Qu'importe que le ban et l'arrière ban de l'UMP ait défilé ces derniers jours pour défendre le cumul des rémunérations et des postes chez Véolia et EDF,Sarko, au risque de ridiculiser des affidés qui ne sont plus à ça près, se forge, ou tente de se forger, une dimension sociale (hum). Posture à laquelle l'approche des régionales n'est certainement pas étrangère.

La question à se poser est maintenant ce qu'a pu obtenir proglio pour se faire plus conciliant.

Sarkozy n'a certainement pas déposé une tête de cheval fraichement coupée dans son lit, on connaît les tendres égards qu'il a vis à vis des sérénissimes altesses du CAC.

Petite idée, Henri aurait obtenu quelques assurances présidentielles dans le duel qui l'oppose à Anne Lauvergeon et Areva ? Enfin, c'est juste une idée

dimanche 17 janvier 2010

Le RSA, ça peut pas être ça (pétition)

Guère envie de commenter le cirque médiatique du moment, entre les sorties pitoyables d'un Gaudin, les saloperies bessoniennes ou les indignations sélectives de France 2, rien de tout cela ne m'intéresse réellement, cuisine électorale classique, au fumet fort déplaisant, vieux plat infâme réchauffé tant de fois mais que l'Ump ne manque jamais de resortir à chaque veille d'élections.

Une UMP qui, pour mieux marteler son message, se verra offrir, enfin, son chef, le résident de l'Élysée, une tribune médiatique par sa chaîne préférée, TF1.

TFN consacrera la soirée du 25 à faire la promo du "glorieux bilan" de la sarkozie, émission animée par les deux têtes de gondole, Pernault, spécialiste es reportage sur les derniers jouets en bois et Laurence Ferrari, spécialiste en... en quoi d'ailleurs ?

Le temps de cerveau disponible, c'est aussi ça, préparer, et même pas de manière subliminale, l'opinion à voter UMP.

Puisque nos 2 pseudos journalistes vont "questionner" (avec force coups de langues, passages de brosses et autres "vous qui êtes si beau fort et in telligent monsieur le président), il devrait interroger don Nico sur cette splendide réussite qu'est le RSA.

L'usine à gaz de Hirsch est tellement magnifique que je vous invite à sigenr cette pétition ou au moins consulter certains des liens y figurant.

POUR UNE REFONTE COMPLÈTE DU SYSTÈME RSA !!!

TROP D'INJUSTICES DEPUIS SA MISE EN ŒUVRE.


Le Collectif Citoyen « Le rSa, ça ne peut pas être ça ! » interpelle M. le Premier Ministre François Fillon, afin qu'il intercède auprès du Haut Commissariat aux solidarités actives contre la pauvreté pour que soient réexaminées les dispositions d'application du système rSa, au regard des nombreuses injustices qui sont apparues depuis sa mise en place.

En effet, de graves dysfonctionnements font qu'au lieu d'améliorer sensiblement le sort déjà difficile des sans-emploi, des chômeurs et des travailleurs pauvres, un tel système, appliqué en l'état, contribue au contraire à paupériser encore plus ces citoyens.

Pour mémoire, nous donnons une liste non exhaustive des abus recensés d'un tel système :

Déduction d'un montant de 3% de tous les revenus d'épargne (livret A, LEP, livret enfant, compte-courant, assurance-vie, PEL, … produits de petits épargnants qui n'ont pas accès à d'autres produits bancaires, ni au crédit) appliquée à tous les allocataires éligibles au rSa.
Déduction de 3% du montant de la prime de licenciement pour les chômeurs éligibles au rSa.
Imposition au titre de la taxe d'habitation et de la redevance audiovisuelle pour les Rmistes inscrits au rSa ayant repris une activité.
Contrôles abusifs exercés au titre d'une notion fort vague du « train de vie » des bénéficiaires donnant lieu à des radiations expéditives pour des motifs invraisemblables.
Perte d'une part considérable de l'allocation logement et de la CMU pour les travailleurs les plus pauvres.

Un tel tableau laisse plutôt penser à une politique indécente de taxation et de suspicion à l'égard des travailleurs les plus pauvres dans un contexte économique où le travail se fait rare et où, malheureusement, il paye peu et où les plus démunis doivent assumer les conséquences d'une finance internationale délirante qui a perdu le sens concret de la valeur de l'argent.

Était-ce donc le sens de vos promesses et de votre slogan, « le rSa, ça sert à ça» ?


Lien vers le texte : http://grainedananar.over-blog.com/article-petition-de-solidarite-active-42513182.html

Pour faire un lien vers cette pétition, cliquez-ici

dimanche 20 décembre 2009

Prime de Noel RMI/RSA annulée dans les Hauts de Seine

La sarkozie se distingue une fois de plus par son immense générosité.

Après n'avoir augmenté le smic que du minimum légal, sans le moindre coup de pouce (ce qui entrainera une hausse des salaires insultante - proche de l'aumône (de l'ordre de 4 à 5 euros/mois) - et inférieures aux diverses augmentations attendues telle que celle du carburant +13 centimes par litre pour cause de taxe carbone, voici que le département pilote de la sarkozie, son coffre fort, le lieu de tous les secrets et magouilles politico-financières des grenouillants arrivistes détenant actuellement le pouvoir se distingue.

Les Hauts de Seine, accessoirement département le plus riche de France viennent de signifier que le Conseil Régional refusait cette année de distribuer la fameuse prime dite de Noêl.

Ne pas se tromper, c'est peut être encore Devedjian qui dirige mais il ne s'agit que d'appliquer les préceptes sarkoziens, pas d'argent pour les pauvres, faignasses supposées (ou avérées selon le dogme sarko droitiste).

Non, dans le 92 et les ministères amis, on veut bien augmenter les cabinets jusqu'à avoir des effectifs pléthoriques, augmenter de même les salaires de tous ces zélés petits soldats agissants au moindre claquement de talonnettes, là, budget national ou local, il y a de l'argent.

Mais les classes modestes, ou laborieuses si on revient sur une lutte des classe soit disant enterrée même vue de gauche et les "en marges du travail", exclus ou "non méritants, pour eux, NIB, que dalle, nada.

Pauvre dans les coins riches, vous pouvez vous brosser, consolez vous, pensez que vous permettez à tous ce messieurs de se gaver de petits fours ou de budgets coms énormes grâce aux économies réalisés sur votre dos.

Joyeux Noël, les fauchés, et bonne année 2010 au million de chômeurs qui sortiront des dispositifs d'indemnisation cette année.

Pas grave, pour masquer ça, continuons de vociférer lors de débats inutiles, montés de toutes pièces, telle cette fort opportune et nauséabonde identité nationale (démolie ici par Badiou), manière de stigmatiser l'autre et de grapiller de voix FN.

Putain, que faut-il pour secouer les marchands de sable qui nous endorment ? Quand se réveilleront et s'uniront les chômeurs, RSAistes, petits retraités, smicards et autres cocus et oubliés du sarkozysme triomphant, celui qui s'autocongratule en nommant une dinde comme Lagarde "Ministre e l'Année" (pour son excellente application de la gouvernance dite au doigt mouillé) ?

Merci à Ba pour le lien à l'origine de ce billet.

mercredi 9 décembre 2009

Chez eux aussi, on parle de sarko et de ses conceptions fumeuses de la laicité

La tirade sarkozienne sur la situation suisse et son hypocrisie sur l'accueil fait aux "étrangers" dans notre bon pays, celui des charters et de l'identité Nationale, ainsi que ses curieuses conceptions des principes de la laïcité n'a pas fait qu'attirer mon attention ; d'autres bloggers, et non des moindres, en parlent d'autant que circule parallèlement une chaîne sur la laïcité


Vous pouvez ainsi lire Nicolas, CC, Des pas Perdus,qui en profite pour nous signaler une pétition à ce sujet chez Sophie,Peuples, H16, le Coucou,Juan, Unhuman et également Hermès.

Voilà, un même sujet , avec quelques variations, des visions qui se confortent ou s'affrontent, par exemple dans les commentaires chez les divers cités, en tout cas, un débat intéressant et auquel participe des blogs de toutes tendances politiques (désolé si j'ai oublié du monde).

Sinon, pour se remettre de ça, vous pouvez toujours lire chez Ruminances un billet sur Mort à crédit (ben oui, Céline, ok, on connait l'histoire, mais c'est un géant de la littérature) ou une chronique drôlissime de Poireau.

Quoi, trop de liens ? ben, pas encore capté vraiment le nouveau fonctionnement de Wikio et, quand est billet mérite de l'attention, comment faire sans le signaler ?

mardi 8 décembre 2009

Sarkozy et l'appel à la prière

Jusqu'ici, la Suisse était célèbre pour ses stars réfugiées fiscales, ses banques au secret bien gardé et si peu regardantes sur l'origine des fonds, son chocolat et son fromage à trou (sans oublier Guillaume Tell et la neutralité), depuis peu, elle est surtout connue pour son refus des minarets.

Un refus qui, certes fait suite à une initiative populiste des droites chrétiennes, mais est également le résultat d'un vote populaire qu'il convient d'entendre, voire de comprendre ou de respecter, s'agissant après tout d'une affaire de souveraineté nationale suisse et non d'une affaire sur laquelle certains pourraient se prononcer.

L'ONU peut tempêter, il ne s'agit pas de l'interdiction du culte musulman, la question portait sur les minarets, minarets qui ne sont jamais que des ornements, non obligatoires ou nécessaires, des mosquées. Il ne me semble pas que la construction de mosquées ait été interdite, que la liberté de culte soit menacée.

Faux débat repris en boucle par les médias internationaux aussi bien que ceux du pays de la préférence nationale, toujours plus prompts à voir du racisme à l'étranger (bien que dans le cas du vote suisse le racisme ait certainement eu un grand rôle) que celui exercé quotidiennement par le pouvoir sarkozyste.

Notre commandeur suprême talonnetté s'invite à son tour dans le jeu, défendant au passage son idée d'identité nationale (qui reste à définir, fumeux concept).

Le discours n'est pas entièrement faux, logique pour un bel enfilage façon Guaino de lieux communs mais Sarko ne peut s'empêcher de s'auto célébrer, le chanoine des latrines vantant sa funeste création du CFCM, oublieux qu'il est du fait que l'idée de départ venait de Chevènement et que le seigneur des nanos a repris à son compte tout en ne s'adressant qu'aux musulmans les moins progressistes et représentatifs.

Donner des leçons sur l'érection de minarets lorsqu'on en fait des caisses sur quelques cas de burqas, dérangeantes peut être mais peu nombreuses, c'est du foutage de gueule pur et simple.

Pour finir son discours, l'homme qui préfère les curetons aux instits se fend d'une phrase où il démontre son mépris pour les non religieux "Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation".

Il faut dire qu'il avait déjà déclaré que la laïcité c'était la neutralité et pas l'indifférence ; désolé, bonhomme, je réclame le droit à l'indifférence la plus totale envers les religions.

vendredi 13 novembre 2009

La petite loi du vendredi soir

Il ne faut jamais prendre pour argent comptant ce que disent les blogs, surtout lorsqu'ils sont les repères d'infâmes anti sarko, des gauchiss comme y disent, même si dans cette thêmatique on peut trouver des modemistes, des gaullistes, villepinistes voire de libéraux.

D'ailleurs, il ne faut jamais croire quiconque critique sa mini majesté, laisons glapir ces représentants de l'anti france, vu que le vrai français, fidèle aux visions ébouriffantes d'Éric Raoult, est celui qui soutient Sarko, c'est même à ça qu'on le reconnait (toute ressemblance avec une phrase célèbre de Michel Audiard est tout à fait volontaire).

Mais, je m'égare, pourquoi ne faut-il pas croire les antis sarkos, et bien c'est simple, mon bon, ces négateurs de son Immense Oeuvre vont jusqu'à prétendre que NotreChef qui êtes z'odieux fait même fi de ses promesses.

Mais que nenni, que nenni, les promesses, enfin certaines, sont tenues. Bon, pas celles concernant les idiots qui ont cru gagner plus avec quelques heures sup défiscalisées, pas celles sur l'amélioration des finances de not' bô pays qui inscrit l'extension de la dette dans sa fameuse identité nationale (diantre, et les majuscules, elles sont où les majuscules ?), non, mais une qui fait plaisir à la droite la plus rance, la plus réac, celle qui veut toujours taxer la partie populaire de la nation, celle qui prétend restaurer une valeur travail mais n'hésite pas, paradoxe, à toucher au larfeuille les ceusses qui, à trop travailler, se seraient accidentés.

Voilà, c'était annoncé, ils l'ont fait, quasi en catimini, avant de partir en week end, en douce, un vendredi soir. Mais bon, les médias préfèreront sans doute gloser sur l'illuminée Lagarde qui a vu la croissance, mais est à peu près aussi écoutée que David Vincent à l'époque , c'est dire.

mercredi 7 octobre 2009

TVA restauration : création d'emploi allègée

Il y a peu, le gouvernement Sarkozy réalisait une vieile promesse chiraquienne et réduisait la TVA en vigueur dans la restauration.

Une baisse obtenue de haute lutte nous conte la légende, par Toupti 1er, ce dernier à force d'acharnement et de courage, (mais si, demandez à Lefevbre, il confirmera), arrachant son consentement à l'hydre européenne subjuguée par notre titan élyséen.

Evidemment, cette mesure était surtout clientèliste, visant à satisfaire une catégorie qui lui est déjà acquise (à l'UMP s'entend) mais qui constitue un très bon relais d'opinion.

Pour faire passer le truc, on insista sur la baisse des additions (hum) et surtout sur le formidable gisement d'emplois que l'on venait de dénicher.

Pschitt, la Cour des Comptes estime aujourd'hui que, ben finalement ce ne sera pas l'eldorado, 6 000 emplois au mieux étant attendus.

À mettre en parallèle avec la nouvelle trouvaille clientèliste, annoncée certes depuis longtemps mais tout juste officialisée, sur la suppression de la taxe professionnelle, qui voit même le peu gauchiste Juppé clasher violemment Sarkozy (qui se fout du monde dixit l'ex droit dans ses bottes)

dimanche 27 septembre 2009

Clearstream, Dati s'en mêle aussi

Le cirque Clearstream continue.

Après le pittbull à l'entendement limité, Fredo Lefebvre, le Premier Ministre à éclipses, Fillon, voici l'ex ministre de la Justice qui s'exprime.

Pour Rachida Dati, s'il y a des charges, il y a forcément des coupables. Faut pas lui en vouloir, Dati est souvent dans l'approximation, comme on a pu le voir au sujet de ses diplômes ou, beaucoup plus récemment, sur la déclaration de ses diverses indemnités.

On peut même voir des troisièmes couteaux s'exprimer sur Clearstream, comme le dénommé Charon, déniché par le Faucon. Là ou le Charon mythologique passait le Styx, le Charon actuel se contente, modestement, de se vautrer dans la boue, voyant en de Villepin un Chippendale, libre à lui.

Pour rappel, le chippendale fit la grandeur de la France à la tribune de l'ONU, alors que l'actuel Chef de l'État ne loupe une seule occasion de se ridiculiser.

Des hauteurs du G vain, ou du moins de son marche pieds, Sarkozy ne veut pas participer à une polémique franco-française, il n'a pas que ça à faire, lui...

Pas mal, le coup du mépris, le truc du mec qui a le monde à charge, mais alors, mon Nico, pourquoi être revenu là dessus lors de cette fameuse interview menée avec le brio et l'impertinence que l'on sait par Laurence Méhari et David Pyjama ?

Pas grave, tout ceci est distrayant, on peut passer relativement sous silence les dissimulations de chiffres du chômage, les déficits explosés ou les louvoiements hypocrites de certains avec le travail dominical

lundi 7 septembre 2009

Rions un peu avec François Fillon

Ok, pas évident d'associer les notions d'humour, rire, franche poilade ou autres avec le si peu désopillant François Fillon.

Pourtant, Droopy Premier Ministre peut être drôle; même si c'est involontaire et bien souvent à ses dépens.

Ainsi, l'ex gaulliste social reconverti en paillasson sarkozien - ce qui dénote un don pour le grand écart qu'aurait pu envier, du temps de sa jeunesse, le célèbre philosophe belge, Jean Claude Van Damme, initiateur de l'awarisme (et par là même, précurseur de la pensée si percutante d'un Frédéric Lefebvre ou d'un Luc Chatel)- fort marri de s'être fait claquer en public par Toupti 1er au sujet de la taxe carbone décide que, non, puisque son génie échevelé (la mèche, François, la mèche) n'est pas reconnu en France, il peut très bien partir remplacer Barroso, non mais, ho.

Barroso n'est pas une référence, on est d'accords, mais, honnêtement, François Fillon, big boss de l'Europe ? L'Europe, ce machin que tout le monde s'accorde à trouver lointain -tout en, paradoxe, lui reprochant son omniprésence- dirigée par un ectoplasme neurasthénique ?

On ne rit pas siouplait, mesdames, messieurs, c'est ça, ou alors la Mairie de Paris, notre chatelain sarthois étant, dirait-on, nanti (mais ça on le savait, non ?) d'un (et là ça surprend) Fan Club qui le verrait bien piquer le boulot de Delanoé.

Fillon et fan club dans la même phrase, ce monde est fou. Arrivé à un tel niveau d'aberration, qui dote d'un fan club un type qui a le charisme d'une huître sous Prozac, ce serait comme comparer l'action de Dati (qui brigue aussi la Mairie de Paris) à celle de Badinter tout en dénigrant ce dernier.

Ce serait aussi dingue que des syndicats policiers portant plainte contre une journaliste parce qu'elle aurait osé poser quelques questions vaguement offensives à leur ministre de tutelle, aussi absurde qu'un recrutement de gens plus petits que Toupti 1er pour faire ressortir la mâle assurance émanant de sa zébulonique majesté.

Et pourtant, c'est la vie en Sarkofrance.

Bonne (pas si sûr finalement) nouvelle quand même, PIL se reforme (si c'est pas fort ça, commencer le billet avec Fillon et le terminer avec Johnny Rotten)


mardi 1 septembre 2009

Ces banques qui n'intéressent pas Sarkozy

Vu la couverture presse suscitée, il ne t'aura pas échappé, cher lecteur, que Toupti 1er venait d'avoiner sévère les banquiers.

Des banquiers qui sont rien que des méchants, qui demandent plein de pognon à l'état mais hop, sitôt renfloués, oublient de renvoyer l'ascenceur, goinfrant leurs traders et leur trésorerie.

Un coup pareil, ça vous déclenche un malaise vagal chez un président qui avait pourtant été assez gentil pour ne rien exiger en retour (à la différence des bosses d'autres gouvernements).

D'une constitution exceptionnelle (n'a-t-il pas 6 cerveaux); Toupti 1er, à peine remis, mais ayant pris le temps de jouer les Spaggiari au Cap Nègre) convoqua les scélèrats afin de les tancer de toute sa hauteur (!). Pétrifiés, les requins promirent (pour la 7ème fois) de s'amender et repartirent hoquetant de terreur (des mauvais esprits assurent qu'ils riaient en fait).

La bonne nouvelle fut triomphalement annoncée à notre joviale populace. Toupti 1er avait encore triomphé, comme il l'avait fait auparavant avec la racaille. Toupti 1er, un roi simple, certes gourmetté et enray-banné mais franc, comme sur le Karachigate, à la différence du scélérat Villepin, machiavélique comploteur à chevelure argentée bientôt rattrapé par la justice et pendu, peut être, à un croc de boucher pour ses méfaits dans l'affaire Clearstream ou il ne faisait rien qu'à vouloir salir le roi.

Mais zut, me suis égaré en cours de billet. Dès que je dis banques, je m'égare, un peu comme Eric Woerth, le type qui imite si bien le maitre Collard de Carpentras avec ses listes de noms.

Le propos était donc sur ces banques qui n'intéressent pas nos dirigeants. En l'occurrence, il s'agit de la Banque Alimentaire. La chute de la Banque Alimentaire n'aurait que peu d'impact sur l'économie, Éric le Boucher et ses comparses ne s'en apercevraient sans doute pas et ne viendraient pas braire à longueur d'ondes leurs analyses faites lues dans les entrailles de chômeurs.

Donc, on s'en fout ? Ben, non, on ne s'en fout pas. Prétendre comme une Lagarde moyenne que "la crise est finie" ne suffit pas, apprendre par contre, que des gens de plus en plus nombreux dépendent d'associations pour se nourrir montre l'ampleur de cette crise.

Pour sauver les spéculateurs et requins divers, instigateurs de cette crise, le gouvernement a fait jouer la solidarité nationale, ne demandant rien à personne et arrosant de milliards d'euros nos alchimistes ratés.

Et là, on apprend que des ces associations, si nécessaires, qui viennent en aide à des gens qui eux, victimes du système, des banksters et des économistes made in Tessier, ne croient absolument pas à cette "fin de crise" ne peuvent boucler leur budget.

Les restos du coeur ont été créés il y a 25 ans, ils devaient être provisoires mais malheureusement sont plus que jamais nécessaires, il en va de même pour les Banques Alimentaires ainsi que de toutes les organisations effectuant ces tâches.

Crise ou pas crise, notre société est riche à crever mais malgré tout, la faim existe toujours en France

lundi 31 août 2009

Quand la Gauche dépasse les soc dems et autres roses pâles ou orangés

Commençons par un mea culpa, je m'attendais à un florilège de petites phrases entre "camarades" à La Rochelle. Et bien, non, le stacatto des stilettos n'a pas eu lieu. Le PS essaie de débattre dans un climat à peu près serein, sérenité qui ne se voit troublée que par les invectives de DCB et Cécile Duflot, autoproclamés incontournables depuis les Européennes.

Invectives, si ce n'est insultes dans le cas de l'ex figure de proue 68tarde, destinées à la grande absente de La Rochelle, Ségolène Royal , une Royal pour qui le flamboyant rouquemout (un rouquemout, n'est-il pas flamboyant par définition) roulait pourtant en 2007.

Pourtant, quand Royal estime que la taxe carbone est socialement injuste et inutile, elle a raison.

Mais bref, ce n'est pas le sujet. revenons plutôt au titre. dans le beau pays de Bouygues, Dassault et Sarkozy, on ne cesse de nous abreuver (même avant que le dernier cité ne devienne calife) de sujets, articles, reportages et autres turcs destinés à fabriquer l'opinion, montrant que la lutte des classes est morte, que la gauche est archaîque, que, si elle veut peser à nouveau, elle doit se droitiser, se diluer dans une alliance incluant le Modem, écarter les trublions qui pensent encore que le politique peut peser sur l'économique. Ce faisant, les seuls possibles deviennent des gauchistes de façade, tels qu'un DSK plébiscité par les milieux d'affaire à Washington, un Delanoé qui déclarait (le bonhomme s'est un peu rétracté depuis) qu'il était à fond pour le libéralisme ou d'autres du même tonnneau.

Tous ceux n'étant pas sur cette ligne se voyaient (et se voient encore) catalogués gauchistes primaires, sectaires et autres amabilités. Une chose est sûre, messieurs les rouges ou presque rouges, vous n'êtes pas prêt de de peser électoralement.

Il est vrai que le scores du Front de gauche et du NPA aux Européennes, même en les cumulant, peuvent difficilement effrayer les adeptes du TINA à gauche.

Sauf que, boum, des élections en Allemagne montrent qu'une vraie gauche peut faire une jolie percée, bottant quelques culs au SPD.

Historiquement, ligne maginot incluse, il y a toujours eu beaucoup de porosité dans les frontières franco allemandes. les Résultats de Die Linke feront-ils mieux que le nuage de Tchernobyl, arriveront-ils à contourner la ligne bleue des Vosges ?

Je le souhaite. Mais pour parvenir à sortir la gauche hors PS de son anonymat, il faut que les médias cessent de l'ignorer et communique sur les idées et non plus uniquement sur ces fractures à gauche

mercredi 5 août 2009

Les médias se rebiffent contre l'omniprésence présidentielle

Ah, quand même, il était temps se disent certains. Mais là je dis, mon ami, arrête tout de suite ce franco centrisme, cette omniprésence lassante que l'on dénonce, ce n'est pas en France et le Président trop en vue n'est pas Sarkozy.

Dans notre pays révolutionnaire où, au lendemain de l'anniversaire de l'abolition des privilèges, on peut annoncer sans précautions superflues que les banques s'apprêtent à distribuer plus d'1 milliard d'euros de primes à leurs traders, on a le sens des convenances. (Pour être juste, les banksters se comportent chez Lady Liberty comme en Gaule, avec des montants encore plus gros)

Le prés' trop présent, c'est Obama, pas Sarkozy.

Pour filer la métaphore thierryrollandienne (ou autre commentateur sportif), il semble qu'aux Staz'unis, les mouches aient changées d'âne.

Une réforme de la Santé bloquée par les conservateurs de tous poils, quelques maladresses médiatico gonflées comme l'affaire Gates et hop, on se dit que l'état de grâce d'Obama est terminé.

Obama ne serait plus le messie attendu, annoncé, mais un président, un homme politique. L'opposition républicaine d'abord sonnée, se ressaisit et n'hésite pas à frapper, plus bas que la ceinture si nécessaire. Et les médias ne rechignent plus à servir de caisse de résonnance.

La question n'est pas celle de l'omniprésence d'Obama que l'on voudrait, vertueusement, limiter (les excès autour d'Obama ayant même entrainés sa mise en scène dans un Spiderman et autres comics, outre les radios, journaux et...à peu près tous les supports) mais bien le souci de ne pas "insulter l'avenir' en ménageant les perdants d'hier et en prenant quelque peu de distances avec un surhomme qui redeviendrait humain.

Plus que d'indépendance, les médias états uniens font preuve de sens politique.

En France, ces pudeurs n'existent pas, après Nicolas à l'hôpital, en long, large, travers, Unes de tous genres, on a Nicolas en vacances. Un Nicolas qui remonte de 12 points dans les sondages suite à son malaise vagal et qui se verrait même, c'est bon pour l'image, ça ressoude le peuple derrière le chef, menacé de mort... Pendant ce temps, on ne parle plus des sujets susceptibles de fâcher