mardi 7 décembre 2010

ooh aah Cantona...

Mardi 7 décembre, la révolution cantonesque aura-t-elle lieu ?

Le petit monde médiatique français tremble sur ses bases,toujours pleins de morgue mais vaguement inquiets tout de même, et si ?

Heureusement, quelques fines gachettes sont montées en ligne ces derniers temps, s'accordant toutes à dire l'imbécillité du pape de la métaphore chalutière.

Diantre,un footeux qui la ramènerait, voilà de quoi mobiliser les Alain Minc de ce monde.

Des penseurs à crampons,on s'attend à des déclarations sur le montant faramineux des impôts français(Anelka)ou de fines analyses sur les performances comparées des grosses cylindrées italiennes.L'appel à une hypothétique révolution n'entre pas dans les attributions des "dieux du stade", renvoyés dans leurs buts par Lagarde, ce phare de la pensée moderne, conspués par les éditorialistes du cercle de la raison (notion chère à...Alain Minc, encore)

Pourtant, cet appel de Cantona n'a jamais existé, c'est juste une construction médiatique.L'ex King mancunien émet une idée, ou relaie plus exactement, celle-ci n'étant pas de lui mais, jamais, ne fixe de date ou ne lance d'appel. La vidéo buzze sur internet et naît alors cette "révolution" Cantona, pur raccourci journalistique,symbole parfait de nos médiocres médiacrates toujours en manque de figures connues pour meubler ses colonnes.

Le buzz s'amplifiant, il devient urgent de discréditer le révolutionnaire sponsorisé par Nike.On verra ainsi certains thuriféraires habituels de l'argent roi, des qui ne s'offusquent jamais de certains salaires, certaines fortunes, rappeler que l'ami des mouettes est plutôt bien pourvu financièrement.

Certes, Canto est à l'abri du besoin mais que voilà une attaque surprenante de la part de ces chantres perpétuels du dieu pognon ; nonobstant la bassesse de l'argument, doit-on comprendre qu'il faut être pauvre pour penser que tout ne tourne pas rond dans le monde de la main invisible (dans ta gueule) du marché.

Heureusement, le Figaro est là pour nous apprendre que l'ex karatéka à crampons a fait virer, le traître, salaud de riche, 750 000 euros sur un compte au Crédit Agricole et que son épouse cachetonne dans une pub à la gloire d'un établissement bancaire.(tiens, me fait penser à Bono et ses déménagements fiscaux tout ça)

Ouf, l'avons nous bien descendus se félicitent nos fabricants d'opinions...

Pour une idée "stupide", on dirait que l'on a un peu paniqué du côté des banques et, rien que pour cela, la révolution Cantona aura été une bonne initiative (même si, pour rappel, Canto n'a appelé à rien)

2 commentaires:

Val a dit…

Bah, l'idée qu'ils aient tremblé, même un peu... Ca vaut de faire ça tous les mois, non ? Gné hé hé hé...

des pas perdus a dit…

j'ai adoré Le Figaro... de plus en plus réac.