vendredi 30 octobre 2009

L'UMP signe un accord avec le PC chinois

Le parti de Sarko l'Américain, cow boy camarguais monté sur poney, chaussé de tiags comme son poto Jauni mais renforcé talonettes n'a pas que la fascination des States.

Pas se leurrer, pas de tentative littéraire à la Juppé, si on ne veut plus forcément singer les coutumes en usage chez l'Oncle Sam, on n'a pas pour autant chez nos apothicaires aux comptes obscurs la tentation de Venise, on cherche plutôt l'inspiration du côté de l'Empire du Milieu (ceci n'est pas une référence au Modem).

La Chine, ce paradis du 21ème siècle, eldorado de nos winners étatisés et de nos poussifs entrepreneurs risques tout mais néanmoins prudents... L'égide bienveillante de l'État, à la providence si décriée pour les autres se doit d'être au service des marchands de canons, de soupe, d'avions plongeurs ou toute autre sorte de requins.

Le parti décomplexé, diantre, j'ai failli oublié le plexé en écrivant, désormais officiellement parti unique, parti d'État puisqu'il se permet de traiter de puissance à puissance avec le régime officiel chinois consoit benoitement à fermer les yeux sur tout ce qui se passe en Chine.

D'ailleurs, c'est loin, et il ne s'y passe rien, donc, les méthodes policières un peu rudes (mais que la sarkosie observe en bavant d'envie, la censure d'état, dont on commence furieusement à s'inspirer, tout cela n'effarouche pas le cauteleux Bertrand, le raille parquet junior de la sarkosie qui, s'il ne nous chante pas Ghostbusters (oui, ça c'est de la vanne recherchée) chasse chaque jour un peu plus les relents de démocratie, d'honneur et de probité de ce pays, le nôtre, celui qui se veut la France des droits de l'Homme, reconverti maintenant en pays du tout pour le fric.

Le paradis des aplatis, pour une poignée de yuans ou pour quelques yuans de plus, l'arrière train de la patrie des lumiéres sifflera trois fois. Pour tous nos principes, le gros Xavier nous la joue "Nuit du Casseur", Mitchum boursouflé et ratatiné, son côté faux nounours rassurant n'étant finalement pas plus rassurant que celui de l'inquiétant Robert précité.

On s'inspire tellement de modèles répressifs que l'on réclame les têtes d'amuseurs publics et que l'on laisse le patronat s'attaquer, en toute sérenité, aux syndicalistes

Bachelot se perd dans des comptes d'apothicaires (normal, c'est son taff de base), au sujet de la grippe A et des bénéfs des labos ; Pasqua, rattrapé par l'Angolagate passe à table et balance tout, Chirac pourrait passer des pommes aux oranges et Ballamou, mentor lui aussi du Gollum élyséen se fait secouer par l'ex VRP de Ricard, Môssieu Charles; quand à Toupti 1er, diantre, il s'autoplagie.

Bref, si à gauche, ce n'est pas top, la droite va mal (tant mieux) et de facétieux bloggeurs propose d'en appeler à l'Inspecteur Derrick

mercredi 28 octobre 2009

Listes unitaires ou pas ?

Pendant que la droite sarkosyste renoue avec sa traditionnelle pêche aux voix frontistes, tentant d'unir les diverses tendances de la droite, les sarko boys, les fous du Puy et les gars de la Marine, la gauche est ,elle, fidèle à son habitude, en ordre dispersé.

Il suffit de voir les déclarations diverses d'un Peillon côté PS, les querelles de clochers ou d'influence, pour ne pas avouer de simples rivalités iznogoudiennes, ou de soucis boutiquiers, gestions des sièges, nombres d'élus et nerf de la guerre (ne pas l'oublier, ça compte aussi à gauche) qui aliment les divergences au sein d'une improbable gauche de la gauche.

Le PCF veut conserver des sièges et de l'influence, pour compenser peut être son inexistence ou presque, coincé qu'il est entre le NPA et le Parti de Gauche ; Besancenot veut rester seul maître à bord chez lui, ce qui a un certain sens, quand bien même cela peut alimenter le discours de ceux qui voient en lui un allié objectif du sarkozysme, quand au Parti de Gauche, sa volonté de s'allier au besoin au PS, si celui-ci renonce au Modem, me surprend.

Quel est l'intérêt de claquer la porte de Solférino si c'est pour s'entendre avec eux. Au 2ème tour, éventuellement, pour assurer que la droite ne l'emporte, mais là, c'est la collision frontale avec le NPA, qui refuse toute alliance et participation à des exécutifs. le mouvement unitaire s'en trouverait alors torpillé.

Le refus de certaines alliances peut se comprendre, les divergences d'idées aussi, un socle commun peut toutefois se dégager, la non participation aux exécutifs, si elle est logique pour des militants NPA, enfin ceux avec qui j'en ai discuté, me semble plutôt contradictoire avec une participation à un scrutin.

D'après le dernier communiqué mélenchoniste, une union est encore possible, les discussions ceppendant n'ont pas encore été finalisées mais les représentants du NPA ont, semble-t-il, été sur une ligne plus soft que elle esquissée par les dernières déclarations d eleur facteur/leader.

Bien que je souhaite une gauche de la gauche unie, pour battre la droite et faire comprendre au PS que l'on ne sortira du sarkozysme que par la gauche et pas par le centre, j'ai l'impression d'assister à un sacré bal des hypocrites, valable pour tous.

Le Parti de Gauche (que je soutiens pour rappel), ok pour s'allier avec le PS, si le Modem reste chez lui. Euh, justement, le Modem fera bande à part, on ne lui a apparemment rien demandé. Donc quoi, alliance directe avec le PS ? Un machin qui permettrait de renouer avec les strauss khaniens, fabiusiens et autres après les avoir quittés ? Le PCF, bôf, tant qu'ils peuvent récolter des sièges, les alliances, même avec la gauche de droite ne les dérangent pas (le seul point d'achoppement, et c'est heureux, c'est Frêche). le NPA, j'ai bien peur qu'il reste sur la ligne des Européennes, persuadé de la justesse de ses idées mais seul et sans autre poids que symbolique finalement. Dommage, la politique n'est pas qu'incantatoire, elle est aussi action et cela signifie donc accepter de siéger, s'il le faut.

Peut on louper l'occasion de l'unité face à une gauche molle quand la droite dure n'hésite plus à violer la séparation des pouvoirs, révoquant les textes de l'Assemblée ou quand, alors qu'elle maintient sa politique de privilèges envers ses clients, elle tente d'instaurer un jour de carence supplémentaire lors des arrêts maladies, ou supprime les subventions de recherches sur le point d'aboutir ?

Non, on ne peut pas, il n'y a plus de temps à perdre. marre des querelles boutiquières, il est temps d'agir, ce pays a besoin d'une vraie gauche, une gauche de combat, quoi. Sinon, ben, rendez vous au tas de sable.

mardi 27 octobre 2009

Poligny, 5000 habitants, 800 militaires pour protéger Sarkozy en visite

Toupti 1er a compris la détresse des agriculteurs (qui semble lui importer bien plus que celle d'autres composantes de la société) et en Jésus talonetté et rolexé moderne, notre mètre on ne sait pas au juste combien a décidé de rendre visite à ce que certains nomment la France profonde, que l'on peut apercevoir, à cahque JT de 13 h, traitée le plus folkloriquement possible chez Pernault.

Sarkozy (ou son staff) a donc choisi la ville de Poligny pour rassurer la FNSEA, organisation pourvoyeuse en nombre de voix umpistes.

Mais même en visite dans cette "France profonde", Toupti 1er redoute la populace, un village de 5000 habitants (environ) nécessite donc d'être sécurisé, verrouillé, coupé du monde. Pour la tranquilité d'esprit de notre agité national, on déploie 800 militaires, soit un peu plus d'un pour 6 habitants.

Se sait-il notre gloire nationale, ou se sent-il, mal aimé à ce point ? Est-il parano ou comprend-il l'impopularité de sa politique et de sa personne ?

Comme à chaque déplacement présidentiel, tout est bouclé, cette visite à de "vrais gens" est en fait une visite dans une bulle, où rien d'imprévu, de non contrôlé ne doit se produire.Rien ne doit troubler le discours, gâcher les belles images que l'on verra au 20h.

Surtout pas de nouveau "cass'toi pov'con", même si pour cela on doit bloquer quelques agriculteurs un peu agacés (et pourtant membres de la si amicale FNSEA) ayant reproduit la phrase célèbre et la renvoyant à son auteur.

La visite en elle même n'est qu'un exercice de com, on annonce des exonérations, faisant pleuvoir les euros comme par magie, fustigeant, comme une figure imposée,les 35h sans que l'on comprenne nécessairement leur évocation.

La méthode Sarko en action, un problême, boum, je subventionne, enfin à condition de faire partie des coteries sur lesquelles s'appuie traditionnellement la droite ; le tout en balançant un discours creux et démago.

jeudi 22 octobre 2009

Hadopi 2, validée par le Conseil Constitutionnel

L'acharnement a fini par payer, l'usine à gaz Hadopi est officiellement née.

Le dernier obstacle sur la route du monstre était le Conseil Constitutionnel qui, d'une beigne bien placée, avait mis KO la première mouture du futur ogre bouffeur de Kevin et Kevina fans de musique à chier.

Mais pas que, vu que gens n'ayant jamais téléchargé pourront se voir couper leur connection, pour peu que leur adresse IP soit repérée par les ayants droits et leurs flics du Net (ip empruntée ou injectée de manière abusive).

Personne n'est donc à l'abri de ce truc, téléchargeurs ou non, les gros pirates contourneront par divers biais, les madame Michu ou les vouzémoi, c'est autre chose.

Si naifs que vous êtes, vous comptiez sur l'Europe et l'amendement 138, laissez tomber, la posiion plus que light de Catherine Trautmann s'est imposée, charge aux états de décider de leur façon de procéder et la procédure contradictoire, fondamentale pour un procès équitable est "conseillée".

Pendant ce temps, l'État investit dans Dailymotion et Morano; la murène lorraine veut réguler le Net façon télé. Lamentable.

mardi 20 octobre 2009

Clearstream, 18 mois avec sursis requis contre De Villepin

L'intéressé le dit lui même, Sarkozy a tenu sa promesse de le pendre à un croc de boucher.

Le verdict de ce qui ressemble beaucoup plus à une vendetta politique qu'à un véritable procès a donc été prononcé et , Ô surprise, tout va dans le sens indiqué et théorisé par Toupti 1er.

Il est quand même curieux que tous les éléments démontant des faits énoncés comme des vérités, notamment les révélations de Médiapart sur les relations antérieures à l'affaire entre Lahoud et Sarkozy, ainsi que les déclarations du beau frère de DDV sur un Lahoud surpris dans un bureau, peut être traficotant les ordis; allez savoir, avec une stagiaire qui n'était autre que la fille du n° du renseignement français, fidèle soutien de Don Nico, il est curieux donc que tout ceci ait été ignoré.

Il fallait prouver un complot ourdi par De Villepin, toute l'enquête, le procès et les réquisitoires ont été faits dans ce sens, à charge, entièrement à charge, poursuivant semble-t-il un seul but, démolir celui qui est perçu comme si ce n'est un réel adversaire politique au moins un miroir inversé de ce qu'est Sarko.

Un sarko qui était au courant qu'il se tramait quelque chose côté Clearstream dès 2004 mais qui, opportunément a attendu 2006 pour porter plainte. Une plainte tardive qui lui permettait de barrer définitivement le chemin à celui qui, encore quelques mois plus tôt le devançait dans les sondages et qui ne dût son dévissage qu'aux "émeutes" de 2005 et à une volonté absurde de maintenir un CPE rejeté de tous (CPE que Sarkozy avait soutenu, bien qu'il n'ait tardé à dire le contraire).

Ne nous trompons pas, Villepin est de droite, et, pour moi, reste un adversaire politique, il n'en reste pas moins que je préfère la flamboyance à la Villepin, son verbe haut et plein de panache, sa montée à la tribune de l'ONU à la hussarde, là ou d'autres ont besoin de marche pieds ;oui, je préfère ce style à celui de Toupti 1er, qui n'hésita pas à s'excuser de l'attitude de la France refusant de participer à la pantalonnade irakienne, se courbant jusqu'au sol devant un parterre de républicains américains et demandant pardon pour le manque de servilité de la France, sous entendant qu'avec un être comme lui, ça ne se serait passé comme ça.

Je ne pousserai pas la cruauté envers Toupti 1er en allant comparer leur élocution ou leur érudition respective.

On peut féliciter aussi le procureur Marin pour avoir tenu un réquisitoire qui ressemble assez à ce qu'il annonçait à la presse avant le procès.

Mais chut, le gars Marin est procédurier, Beigbéder qui l'avait mis en cause dans son dernier livre a préféré caviarder les passages désobligeant pour le procureur ami du pouvoir plutôt que de risquer un procès.

En bref, plus qu'un banal procès, on a assisté au triste spectacle d'une justice aux ordres, enquêtant à charge et se comportant comme un bras armé du pouvoir politique.