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mardi 27 octobre 2009

Poligny, 5000 habitants, 800 militaires pour protéger Sarkozy en visite

Toupti 1er a compris la détresse des agriculteurs (qui semble lui importer bien plus que celle d'autres composantes de la société) et en Jésus talonetté et rolexé moderne, notre mètre on ne sait pas au juste combien a décidé de rendre visite à ce que certains nomment la France profonde, que l'on peut apercevoir, à cahque JT de 13 h, traitée le plus folkloriquement possible chez Pernault.

Sarkozy (ou son staff) a donc choisi la ville de Poligny pour rassurer la FNSEA, organisation pourvoyeuse en nombre de voix umpistes.

Mais même en visite dans cette "France profonde", Toupti 1er redoute la populace, un village de 5000 habitants (environ) nécessite donc d'être sécurisé, verrouillé, coupé du monde. Pour la tranquilité d'esprit de notre agité national, on déploie 800 militaires, soit un peu plus d'un pour 6 habitants.

Se sait-il notre gloire nationale, ou se sent-il, mal aimé à ce point ? Est-il parano ou comprend-il l'impopularité de sa politique et de sa personne ?

Comme à chaque déplacement présidentiel, tout est bouclé, cette visite à de "vrais gens" est en fait une visite dans une bulle, où rien d'imprévu, de non contrôlé ne doit se produire.Rien ne doit troubler le discours, gâcher les belles images que l'on verra au 20h.

Surtout pas de nouveau "cass'toi pov'con", même si pour cela on doit bloquer quelques agriculteurs un peu agacés (et pourtant membres de la si amicale FNSEA) ayant reproduit la phrase célèbre et la renvoyant à son auteur.

La visite en elle même n'est qu'un exercice de com, on annonce des exonérations, faisant pleuvoir les euros comme par magie, fustigeant, comme une figure imposée,les 35h sans que l'on comprenne nécessairement leur évocation.

La méthode Sarko en action, un problême, boum, je subventionne, enfin à condition de faire partie des coteries sur lesquelles s'appuie traditionnellement la droite ; le tout en balançant un discours creux et démago.

dimanche 18 octobre 2009

Edvige renaît, sous la forme de deux nouveaux fichiers

"Cent fois sur le métier, bla-bla"

Après quelques polémiques, le fichier Edvige, juré craché, foi d'Hortefeux, était mort; Et c'est vrai, d'Edvige il n'est plus question.

Reste que deux nouveaux fichiers font leur apparition aujourd'hui, par décret, pouf, c'est plus simple, comme ça, on n'en discute pas, c'est fait, c'est créé, circulez, y'a rien à voir.

Les buts de ces fichiers ressemblent furieusement à ceux que poursuivaient le fichier au si doux prénom féminin, bien que l'ont ait expurgés les points de fâcherie.

Cela n'empêche que, comme le souligne Rue89, l'interprétation de ce qui est permis par les rejetons d'Edvige est vaste, et donc, pourquoi ne pas imaginer que l'on se retrouve finalement avec juste une Edvige phénixisée et renommée, divisée en 2 entités, pour tromper le chaland inattentif mais poursuivant bien les mêmes buts.

Ficher encore et toujours, on ne sait jamais, ça peut toujours être utile.

Nouveaux outils pour le contrôle des populations, classées à risques selon le bon vouloir des donneurs d'ordres, attitude caractéristique d'un gouvernement contesté même par ses soutiens traditionnels et qui se bunkérise chaque jour davantage.

Les internautes du Figaro qui ont secoué Mougeotte pour son papier flagorneur à la gloire de Toupti 1er et de son dauphin Jean de L'Epad seront-il un jour considérés comme de dangereux opposants, faisant partie de ces fameux 100 000 internautes qui feraient la loi et l'opinion sur la toile, classés dans un fichier anti opposants pour un commentaire jugé irrévencieux ?

Les agriculteurs qui manifestaient vendredi seront-ils considérées comme des bandes, potentiellement séditieuses, avec un traitement judiciaire spécial? Allez savoir...

Pour rester sur les manifs des agriculteurs, je ne peux m'empêcher de noter que, malgré quelques dégradations et les difficultés de circuler dans les villes paralysées, on n'a pas assisté à de charges sauvages de CRS, de même que le fameux mot "otages "n'a pas été prononcé, réservé qu'il est pour les grèves issues de la fonction publique