La Cour des Comptes dirigée par Philippe Séguin vient de balancer un scud dans le marigot médiatique sarkozien.
Certes, on se doutait depuis longtemps que les sondages d'Opinion Way n'étaient pas des modèles d'impartialité, de même qu'il était assez dur de croire que LCI ou le Figaro étaient de farouches opposants au régime sarkozien.
Mais là, on ne peut plus balayer d'un revers de la main (invisible du marché) méprisant et prétendre que mettre ne doute l'honorabilité ou la neutralité de ces glorieux organes est le seul fait d'antisarkozystes primaires.
Séguin, bien qu'il ait été (comme Fillon ) labellisé gaulliste social n'est pas un gauchiste et le sérieux de la Cour des Comptes n'est plus à démontrer.
On voit bien dans cette affaire de sondages comment, en orientant un peu les questions (et donc les réponses), on fabrique l'opinion.
Et quand on met 1.5 millions d'euros sur la table, c'est bien que l'on a compris l'intérêt d'une stratégie de contrôle de la com.
D'où la transmission amicale des sondages commandités par le Château à des rédactions . Rédactions amies qui s'empressent de rebalancer en pâture au public, sans la moindre mention du nom du commanditaire.
Pas d'analyse du sondage, pas de mention de sa provenance, on balance des trucs qui relèvent de la manip grossière comme s 'ils étaient de véritables faits.