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mercredi 21 juillet 2010

Un "retraité" donne l'exemple

De mauvaises langues, très certainement d'affreux gochiss, se sont indignés ces dernières semaines du projet de retraites présenté par l'intègre Monsieur Woerth.

Subjugués par la puissance intellectuelle de l'argumentation gouvernemento médefienne, ce gochiss, incapables de faire des contre propositions concrètes ont préférés s'indigner sur de menus détails.

La soi disant pénibilité, l'incapacité - selon ces mangeurs d'enfants au couteau entre les dents - de nos seniors à être "employables" au delà de 60 ans,autant d'arguments pour s'opposer à cette magnifique mesure qui ne vise pourtant que le bien être du patronat, euh, des français voulais-je dire.

Eric Woerth (Que Saint Nicolas et Saint Guéant le préserve), avait déjà démonté, magnifiquement cet argument de la pénibilité, voilà qu'aujourd'hui, un autre de nos formidables hommes politiques (qui font de la France ce phare de la pensée occidentale)fait don de sa personne pour soutenir cette grandiose réforme.

André Santini, 70 ans au compteur, n'hésite pas à prendre la tête d'un nouveau machin, le Grand Paris, prouvant que, même à 70 ans, on peut être utile. Dédé, l'UMP toute entière se joint à moi pour te remercier.

La nomination d'André Santini, à qui l'on doit, rappelons le, la découverte du merveilleux Frédéric Lefebvre est aussi un formidable signe pour Eric Woerth (que le procureur Courroye le soutienne).

Courage, Eric, la presse, les procès divers, les éventuelles condamnations, dans notre beau pays, ça n'arrête pas une vocation.

Les divers cumuls improbables, les éventuels conflits d'intérêts, tout cela part en fumée, comme le confirmeraient Santini ou Christian Blanc ; seul compte l'intérêt du parti, euh, non, du pays(et de ses fidèles serviteurs mais chut, pas de populisme ici)

mercredi 7 avril 2010

Le discret M. Woerth

C'est un gars terne, limite insignifiant, looké chef comptable, l'air sérieux, limite ennuyeux, paraît pas trop à sa place dans le ramassis bling bling du gouvernement entre les hâbleurs, les faux culs, les cire pompes, les incompétents placés par décret "royal", il détonne le Woerth, on se demanderait presque ce qu'il fait là, si l'on n'oubliait pas régulièrement son existence.

Moins grotesque que des Morano ou Lefebvre, moins envahissant que Bertrand, il est pourtant lui aussi un fidèle soldat de la sarkozie.

Les petites lunettes du chef comptable mollasse dissimulent le regard d'un exécutant froid.

Sous le regard d'une France qui s'en fout ou qui en rigole, le gouvernement se lance dans la chasse aux rumeurs, ou patauge dans son vieux plan sécuritaire, ça occupe le terrain journalistique et on ne parle de rien d'autre.

Et Woerth, pendant ce temps, se prépare tranquillement à "réformer" les retraites , en attendant comme il faut bien s'occuper, le discret monsieur Woerth vient de flanquer à la trappe, coup de balai discret mais efficace, la liste rouge des entreprises les plus oppressantes pour les salariés, une tâche sur le tapis que lui avait laissé son prédécesseur le (dés)agrégé Darcos.

Woerth au gouvernement, c'est un peu le Samouraï de Melville qui se serait égaré dans la la Folie des Grandeurs; mais tout déplacé qu'il soit, il reste un exécutant zélé.